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Ould Abbès assure que le problème sera réglé avant fin avril Pénurie de médicaments et réactifs



Ould Abbès assure que le problème sera réglé avant fin avril                                    Pénurie de médicaments et réactifs
Photo : S. Zoheïr
Par Mekioussa Chekir
Le problème de la pénurie de certains médicaments et réactifs devra être réglé fin avril prochain grâce aux marchés de gré à gré que la Pharmacie centrale des hôpitaux (PCH) conclura avec les laboratoires, a assuré jeudi dernier le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière. Djamel Ould Abbès, qui intervenait au Conseil de la Nation lors d'une séance plénière consacrée aux questions orales, a précisé que la nouvelle loi régissant la PCH lui permet de conclure des marchés de gré à gré avec les laboratoires alors que le ministère importera les médicaments de base omis par les opérateurs privés. Pour ce faire, le département a déjà pris attache avec des laboratoires producteurs de ces médicaments et recourra à son budget consacré aux médicaments pour assurer la disponibilité de ces produits vitaux, qualifiant le non-respect, par les importateurs, des programmes signés avec le ministère le 15 novembre 2011 de «crime» à l'encontre des malades. Le ministre a affirmé avoir chargé 30 inspecteurs d'enquêter sur les distributeurs dont certains, a-t-il déclaré, «stockent les médicaments dans l'attente de leur rareté sur le marché ou d'une forte demande» attirés, en cela, selon lui, par l'appât du gain au détriment du malade. Le ministre fera également savoir que 46 d'entre les directeurs généraux qui n'ont pas présenté, en temps voulu, les prévisions sur les besoins de leur établissement en médicaments, ont été «momentanément suspendus». Tout en soulignant sa détermination à combattre la corruption dans le secteur, Ould Abbès rappellera que son ministère a réussi, il y a deux ans, à «interdire le transfert de 250 millions de dollars à l'étranger dans le cadre de la surfacturation des importations des matières premières pour la fabrication des médicaments». Interrogé sur la propension importante qu'est en train de prendre la maladie mentale en Algérie, le ministre du secteur a fait savoir que 4,37% du budget du secteur étaient destinés à la prise en charge de ces maladies. Et de préciser, à ce propos, l'existence de 860 services de prise en charge des maladies mentales à travers le pays outre l'ouverture de 18 établissements, de 53 centres intermédiaires et de 14 autres centres de désintoxication. Sur un autre registre, il fera savoir que le cancer du sein représente 30% des cas de cancers recensés en Algérie, alors que cette maladie en sus de celle touchant l'utérus représentait 10% de l'ensemble des cas. Il mettra en garde, à ce propos, contre l'utilisation généralisée de la mammographie pour le dépistage du cancer, citant l'expérience des pays qui recourent à cette technique, la qualifiant de «dangereuse» car nécessitant «un examen minutieux et une formation spéciale». Concernant la maintenance et la sécurisation des appareils de mammographie importés par l'Algérie, M. Ould Abbès a affirmé que l'Algérie «impose» aux fabricants de ces équipements «d'assurer la maintenance et un contrôle permanent pour les sécuriser», ce qui n'était pas exigé lors des années précédentes. Il existe 182 services de cancérologie à travers le pays, outre un nombre important de centres spécialisés et 86 cellules d'écoute chargées de la gestion à distance des dossiers des malades, fera-t-il également savoir.
M. C.

Barkat plaide pour le maintien des personnes âgées dans leurs familles
Interpellé par un membre du Conseil de la Nation sur les conditions d'accueil des personnes âgées dans un centre de la wilaya de M'sila, le ministre de la Solidarité et de la Famille, Saïd Barkat a plaidé pour une prise en charge des parents par leurs propres enfants afin d'éviter leur abandon. Le ministre a, à cet effet, rappelé le projet de décret exécutif relatif à la loi sur la protection des personnes âgées qui fixe les conditions et modalités d'octroi de l'aide de l'Etat aux descendants démunis en charge de leurs ascendants et aux personnes âgées en difficulté et sans attaches familiales. Le texte de loi en question porte également sur une aide sociale au profit des personnes âgées, constituée de prestations médico-sociales et de soutien psychologique, a-t-il ajouté. Le ministre a, par ailleurs, précisé que le territoire national compte 33 centres d'une capacité d'accueil de plus de 3 000 personnes. Ces centres accueillent 2 700 personnes, dont 700 malades mentaux, avec cette précision que la prise en charge d'une personne âgée au niveau de ces centres coûtait au budget de l'Etat 1 400 DA/jour.
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