
Des projets de proximité pour vaincre de grandes disparités sévissant à travers 12 localités rurales de la commune de Sidi Amer, tel est le cri de détresse lancé par ces enclaves qui abritent 8.000 familles sur les 20.000 que compte cette commune rattachée administrativement à la wilaya de M'sila. En effet, malgré de grandes potentialités agro-pastorales, Sidi Amer reste marginalisée par les programmes de développement engagés par l'Etat, et tournant à plein régime. Les disparités et l'enclavement les plus aigus continuent à marquer de leurs fers les douars Beyaza. Et les intempéries de ces derniers jours ont accentué la déprime des habitants. En quittant la route, notre véhicule cahota dangereusement sur une piste impraticable même en été. L'amertume des villageois se délie autour d'un feu de bois : " Nous crions notre détresse depuis des années, pour bénéficier de projets de proximité, et en particulier des ambulances et la permanence médicale au profit des communes de Sidi Amer, Benzouh, car en cas d'urgence, impossible d'évacuer le malade ou une femme enceinte ", disent-ils à l'unisson. L'un des riverains, nous informe que les gens de ces fiefs de la Révolution, n'ont pas fui la contrée et opposer une résistance farouche aux cavaliers de l'apocalypse. De longues spirales de feu jaillissent d'un gourbi dont le propriétaire offre la galette de l'amitié, " Nous sommes habitués aux rudes conditions de vie, et notre richesse c'est la foi en Dieu. Nous avons fait le choix de travailler nos terres, alors qu'on nous aide ", raconte un fellah emmitouflé dans son vieux burnous. La commune de Sidi Amer offre des conditions de vie difficiles, alors qu'elle est entourée de zones où ces mêmes conditions sont reconvertibles en richesses, notamment la céréaliculture et l'élevage, estampille millénaire d'une région agropastorale par excellence. Les besoins immédiats de revenus de la consommation collectives à satisfaire, sont énormes, particulièrement "le vieux bâti et les bidonvilles menaçant ruine, l'eau potable, les routes ", ajoutent nos interlocuteurs. Des facilités de l'Agence nationale de promotion de l'investissement (ANDI), ouvrent des perspectives pour les wilayas, d'une dotation de 1 milliard de dinars, géré par la banque publique et destiné au financement du capital au titre de la création de petites et moyennes entreprises par les jeunes opérateurs en plus du foncier, l'exonération fiscale et parafiscale.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Missoumi
Source : www.lemaghrebdz.com