En dépit du SOS lancé par les travailleurs non grévistes à l'adresse du président de la République et l'appel à la raison du chef du gouvernement, ce fleuron de l'industrie algérienne d'aluminium est toujours pris en otage.
Le directeur, des cadres et des agents de sécurité de l'usine d'aluminium Algal Plus de M'sila viennent de faire l'objet d'une nouvelle agression caractérisée.
Ces derniers ont déposé plainte pour séquestration et agression à l'arme blanche. En fait, ce n'est pas la première fois que la direction d'Algal Plus dépose plainte contre ces individus qui bloquent l'usine depuis 10 mois. Mais cette fois-ci, les victimes interpellent le premier magistrat du pays pour faire appliquer la loi. 'Nous pensons que ces individus qui nous agressent et empêchent le redémarrage de l'usine profitent de l'impunité et de l'indifférence des autorités locales. à la faveur de cette impunité, ces agresseurs s'exhibent dans les artères de la ville de M'sila, puisque jusque-là ils n'ont fait objet d'aucune poursuite judiciaire', déplore une des victimes de la dernière agression. Dans une lettre adressée au wali, le patron de l'usine lance un ultime SOS pour sauver ce qui reste de son usine et met en garde contre le pillage des produits chimiques très dangereux qui s'y trouvent et qui sont sans surveillance après la fuite des vigiles suite à cette agression. Le patron dénonce l'agression par arme blanche des cadres de l'usine et espère que les autorités vont cette fois-ci agir. 'Nous constatons avec amertume que l'agression est devenue monnaie courante et que rien n'est entrepris pour faire appliquer les décisions de justice qui obligent ceux qui bloquent l'entrée de l'unité à quitter les lieux, pour laisser ceux qui veulent travailler rejoindre l'usine', dira-t-il. Et d'ajouter : 'Nous avons des décisions de justice en notre faveur et on ne veut rien d'autre que leur application.' Notre interlocuteur, qui a frappé à toutes les portes, s'interroge comment les services de police ne parviennent pas à interpeller ces assaillants et les présenter à la justice : 'Ces agresseurs ont fermé la route à l'aide de pneus brûlés et de barricades. Ils ont même assiégé l'école de police qui se trouve dans le même quartier.'
Il faut rappeler que la fermeture de l'usine Algal Plus par des individus remonte au 8 mai 2011.
Malgré tous les jugements rendus par le tribunal de M'sila, les appels des pouvoirs publics et des travailleurs non grévistes, rien n'a été fait pour mettre le holà aux agissements de cette poignée de personnes qui refusent tout compromis et aggravent la situation à chaque fois qu'une solution apparaît. Même le chef du gouvernement, Ahmed Ouyahia, lors de sa visite dernièrement à M'sila, a rappelé la position des pouvoirs publics que la privatisation de l'usine Algal Plus n'est entachée d'aucune irrégularité : 'Le processus de privatisation de cette usine, adopté par le Conseil des participations de l'état, est irréversible.'
C. B.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chabane BOUARISSA
Source : www.liberte-algerie.com