
L'application d'un plan d'urgence de protection de ce site archéologique est imminente et ne peut être retardée, expliquait le bureau d'étude au ministre de la Culture, M. Azzeddine Mihoubi, lors de sa visite de travail effectuée ce jeudi dans la wilaya de M'sila.La Kalaâ de Beni Hammad a besoin de l'application d'un plan de protection et de mise en valeur du site archéologique (PPMVSA) ; un plan d'urgence imminent pour stopper la dégradation de ce patrimoine mondial qui nécessite une clôture légère amovible aussi pour délimiter le site et réglementer cette zone, la fermeture du chemin située à proximité du minaret pour éviter les secousses notamment des véhicules poids lourds, selon M. Fayçal Sehli, responsable dans ce bureau d'étude. Un montant de 5 milliards de centimes a été dégagé en 2012 pour effectuer cette opération en vain, depuis lors, on ne sait pourquoi l'opération a été gelée. Et d'expliquer que les voûtes dégradées par des étayements ont besoin d'être renforcées. Le site a également besoin de moyens de drainage pour faire face aux eaux pluviales qui l'ont beaucoup endommagé, protéger le sol piétiné par les visiteurs. A cet effet, il faut leur tracer des passages, couvrir le réservoir, la mosquée, Bordj el-Manar, Gasre el-Bahre et le plus important c'est de placer ou mettre une ceinture de câblage pour arrêter les fissures de la citadelle ou le minaret, debout depuis 1007, l'année de la création de la dynastie hammadite dans la région de Maadhid sise à 32 km au nord-est de la ville de M'sila. Comme il faut transférer cette propriété à la Direction de la culture pour lui permettre d'intervenir incessamment lors des opérations d'entretien ou de gestion du site.Il en est de même pour le musée El-Hodna qui a subi des travaux d'extension achevés à un taux estimé à 75%, selon le responsable du bureau d'étude. Pour son achèvement, ce projet, suspendu depuis 2012, a besoin d'un montant de réévaluation de 15 millions de dinars ; malheureusement, aucun effort n'a été fait dans ce sens, selon ce technicien.Pour le ministre, le problème du musée de M'sila n'est pas financier mais tout d'abord il faut terminer les travaux, a-t-il dit, et le relier, en premier lieu, au musée régional de Sétif pour sa gestion jusqu'à l'obtention de ses papiers prouvant son existence et le régulariser vis-à-vis de la loi qui stipule la création d'un musée dans la ville de M'sila, cette ville historique qui a tant besoin de ce type d'infrastructure, a-t-il ajouté.Quant au problème de la Kalaâ, M. Mihoubi a préféré ne pas se précipiter en vue de résoudre ce problème en installant un plan d'urgence mais le ministre veut mettre sur pied un plan permanent qui dure tout en déclarant qu'il va revoir le problème en collaboration avec le nouveau wali de M'sila, et faire de ce site un haut lieu touristique et de villégiature pour les visiteurs, a-t-il conclu.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Laé Ì„di
Source : www.lesoirdalgerie.com