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La cour de M'sila a condamné lundi un Franco-Algérien à 20 ans de prison ferme dans un procès diffusé durant les journées de dimanche et lundi à l'aide d'une technologie à distance de visioconférence entre la cour de M'sila et la cour de cassation de Nanterre (France).Un procès ouvert à tous les représentants des médias nationaux comme il a été suivi en direct par l'une des chaînes télévisées nationales pour traiter la première opération de ce procès international à distance grâce à des techniques de visioconférence ou vidéo-conférence qui entre dans le cadre d'un partenariat et de la convention entre le ministère de la Justice algérienne et son homologue français.Cette opération permet de réduire les dépenses et les déplacements des prévenus et des témoins qui se trouvent loin des lieux où se tiennent les différents procès, selon le procureur général de la cour de M'sila. C'est une première qui entre dans les annales de la justice algérienne.Cette affaire remonte au mois de mai 2010 lorsqu'un gang formé de 10 individus a attaqué deux fourgons blindés transportant des fonds dans la région de Créteil (France).La fusillade a provoqué la mort d'une policière municipale âgée de 25 ans mère d'un enfant de 14 mois,et le vol de 11 millions d'euros. Le procès a commencé par la lecture des chefs d'inculpation lus par le secrétaire greffier, retenus contre le prévenu Fayçal Faid, Franco-Algérien âgé d'une quarantaine d'années qui consistent en la formation d'une bande de malfaiteurs, homicide volontaire avec préméditation, vol à main armée, possession et usage de munitions et d'armes à feu, destruction de biens d'autrui.Ce procès a été marqué par le retrait des avocats de l'accusé faisant savoir à la cour que la chambre d'accusation de Nanterre n'a pas transmis tout le dossier au tribunal criminel de la cour de M'sila, en outre, l'accusé F. S. F. n'a pas voulu collaborer avec l'avocat désigné par la cour de M'sila en expliquant que Maître Damma Nouari n'a pas eu assez de temps pour consulter le dossier de cette affaire qui comporte 3 500 pages. Néanmoins, Maître N. Damma a montré son abnégation et l'envie de prouver l'innocence de son client,malgré le peu de temps qu'il lui était accordé pour étudier le dossier, tout en se basant sur les dires du seul témoin de cette affaire qui a déclaré à partir de la cour de cassation de Nanterre que le présumé membre de ce commando Monsieur F. S. F. était aperçu sur le lieu du crime.Par ailleurs, en répondant à l'une des questions posées par le président de la cour de M'sila, l'avocat a insisté sur le fait que les dix membres du commando, qui étaient à bord de deux véhicules, étaient tous cagoulés et gantés, profitant de cette déclaration l'avocat de l'accusé a saisi l'occasion de se poser la question suivante «comment se fait-il qu'il ait été reconnu puisque tous les assaillants étaient à visages cachés».En évoquant une autre question, cet avocat a voulu prouver qu'un blessé par balle ne peut se déplacer. «Comment se fait-il qu'il ait pu voyager avec une balle dans le dos reçue la veille de son voyage vers l'Algérie sans être repéré par les membres de la PAF et les services des douanes des deux pays à savoir la France et l'Algérie '»Parlant de cette blessure, pour l'avocat ce n'était qu'une égratignure due à un tatouage à'té lors de son séjour à la maison d'arrêt de M'sila à l'aide de l'eau et du sel a-t-il expliqué, tout en essayant de faire savoir à la cour et aux membres de jury que l'accusé avait réservé son billet bien avant cette affaire.Quant au prévenu, il a nié toutes les accusations qui lui sont reprochées et demandé sa libération en attendant de refaire un autre procès à condition de réunir tous les éléments de cette affaire. La famille de la victime Aurélie Fouquet, sa mère et son père ne sont pas venus à M'sila pour se venger, ont-ils déclaré mais ils se sont déplacés juste pour savoir la vérité, a déclaré la mère de la victime, attristée.Par ailleurs, les membres de la famille du membre de ce commando n'ont pas caché leur mécontentement relatif à la rapidité du déroulement de ce procès et ont déclaré qu'ils ne baisseront pas les bras jusqu'à l'apparition de la vérité et la manifestation de la preuve de l'innocence de leur frère.A l'issue de la séance, le juge a posé 40 questions suscitant des explications relatives à cette affaire commise sur le territoire français avant de lever et suspendre les travaux pour délibération,pour revenir plus tard et prononcer la sentence de vingt ans de prison ferme et la privation du prévenu de ses droits civils.
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