Msila - A la une

Louh fait passer la loi



Louh fait passer la loi
Le Conseil de la nation a adopté le texte7350 cas de violences du genre ont été, en effet, enregistrés à travers le territoire national, dont 5350 cas de violence physique.Depuis jeudi dernier, l'Algérie est devenue, avec la Tunisie, le pays arabe et musulman où les droits des femmes sont le mieux assurés. Une performance qui la place loin devant le Maroc que les médias occidentaux, pour des raisons par trop évidentes, s'échinent à présenter comme un modèle de démocratie et d'avancées dans les droits de la femme. Et qui a été obtenue grâce à l'approbation, le jour sus-indiqué, par le Conseil de la nation du texte de loi criminalisant les violences contre les femmes; un texte qui, pour rappel, a été adopté, en mars dernier, par l'APN. Dans des conditions totalement différentes de celles qui ont prévalu avant-hier. Contrairement à ce qui s'était passé à l'APN, en effet, celui-ci n'a soulevé, cette fois-ci, aucune vague.Bien mieux, il est passé comme une lettre à la poste: les sénateurs ayant, à l'évidence, été fort sensibles aux arguments du ministre de la Justice, garde des Sceaux qui s'est chargé d'en défendre et le bien-fondé de ses dispositions et, partant, sa nécessité.Cette dernière, au vu de la hausse inquiétante, ces dernières années, des actes de violence commis contre les femmes dans notre pays. Une hausse, au demeurant, parfaitement révélée par le bilan en la matière établi, pour les seuls neufs premiers mois de l'année en cours, par les services compétents de la Dgsn (direction générale de la Sûreté nationale): durant cette courte période, 7350 cas de violences du genre ont été, en effet, enregistrés à travers le territoire national; dont 5350 cas de violence physique - les 2025 restants étant constitués de mauvais traitements -, dont certains ont entraîné la mort de celles qui les ont subis; le dernier en date a été celui de la malheureuse Razika Chérif, une jeune femme résidant à Magra, dans la wilaya de M'sila, dont le seul tort a été de ne pas avoir cédé aux avances éhontées de son futur assassin. Un cas que Tayeb Louh a opportunément rappelé lors de sa présentation du texte de loi en question. Et ce, non sans s'en prendre vertement - c'est le cas de le dire - aux partis islamistes qui se sont opposés, en mars dernier, à son adoption par l'APN et qui, depuis, n'ont pas cessé de batailler pour son retrait. Au prétexte, des plus farfelus, comme l'a démontré le ministre de la Justice lors de sa présentation du texte en question, qu'il portait atteinte à la cohésion de la famille algérienne. Et à propos de réactions salutaires qui ont concouru à faire avancer les choses dans le bon sens et, partant, à obliger les opposants à l'adoption du texte de loi précité à battre en retraite, il y a lieu de citer celles des associations de la société civile qui s'inscrivent dans le cadre de la défense et de la promotion des droits de la femme. Tenaces, elles ont permis, en médiatisant son blocage, de garder sous les feux de l'actualité le texte de loi que d'aucuns voulaient enterrer. Lors de la même séance, les membres du Conseil de la nation ont également adopté deux autres textes de loi dont l'importance pour les secteurs auxquels ils sont destinés n'est pas du tout à négliger. L'adoption du premier qui amende trois articles du Code du commerce en vigueur est vue par le ministre de la Justice comme «un renforcement de l'arsenal juridique (à même) de créer un meilleur climat des affaires (nécessaire) au développement de l'économie nationale». Quant à celle du second, un texte de «loi d'orientation sur la recherche scientifique et le développement technologique», elle permettra, selon le ministre de tutelle, «de valoriser les résultats de la recherche scientifique dans le domaine économique». Surtout que, a-t-il précisé, le texte adopté «vient consacrer le principe de définition des priorités dans le choix des thèmes de recherche (et ce,) suivant les besoins nationaux annuels». Au terme de l'adoption du texte de loi, M.Hadjar a mis l'accent sur l'importance de ce projet qui vise à valoriser les résultats de la recherche scientifique dans le domaine économique, indiquant que «ce projet vient consacrer le principe de définition des priorités dans le choix des thèmes de recherches suivant les besoins nationaux annuels».


Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)