Une implication des opérateurs économiques dans la gestion des zones industrielles (ZI), considérées parfois comme des "Zones mortes", contribuerait à leur dynamisation et à l'amélioration de leurs services, recommande un responsable du secteur.
Les organismes de gestion des zones industrielles devraient impliquer dans une première phase les opérateurs économiques dans les comités de budgets et leur permettre d'être membres au conseil d'administration s'ils s'organisent en associations, a indiqué à l'APS M. Hacène Hamouche, président du directoire de la SGP-Zones industrielles-centre (Sogezic).
Ce responsable préconise également une prise de participation par des capitaux privés (opérateurs activant dans les ZI) dans les entreprises publiques de gestion pour améliorer les services dans ces espaces économiques notamment en termes d'entretien de la voirie et de réseaux divers (VRD), a-t-il ajouté.
Selon lui, beaucoup d'opérateurs sont conscients de cette nouvelle approche qui les oblige, tout de même, de s'acquitter notamment de leur devoir de contribuer aux frais de gestion mais aussi de formuler des propositions pour une meilleure gestion de ces zones.
Le non paiement par certains opérateurs des frais de gestion constitue l'un des problèmes auquel fait face les entreprises publiques de gestion de ces sites industriels. Néanmoins, le taux de recouvrement est passé de 4% en 2003 à environ 40% actuellement pour les zones industrielles gérées par Sogezic, selon M. Hamouche.
Les tarifs pratiqués actuellement ne dépassant pas les 14 DA pour le mètre carré, connaîtront des augmentations à "des niveaux acceptables" parallèlement à l'amélioration des services, a-t-il précisé.
Nouvelle vision pour la réhabilitation des zones industrielles
Interrogé sur les futurs projets de réhabilitation des zones industrielles du centre, ce professionnel recommande d'engager les travaux dans des zones prioritaires au lieu de les entamer dans toutes les zones au même temps et ne pas les achever, afin d'assurer une meilleure qualité des travaux.
Ces projets s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle vision qui consiste à "insuffler de la vie" à ces sites économiques par la réalisation notamment d'espaces verts, de services d'appui aux entreprises (bureaux de douanes, d'assurances, d'impôts...) des lieux de restauration, des moyens de transport et des motels, selon M. Hamouche.
La mission de cette SGP est de définir les besoins en matière de travaux d'entretien nécessaires pour le bon fonctionnement de ces zones, mais c'est le ministère de l'Industrie qui élabore un plan de réhabilitation, de mise à niveau et de modernisation, en prenant en compte les zones prioritaires.
En 1999, ces zones avaient déjà bénéficié d'un programme de réhabilitation doté de plusieurs milliards de DA, a-t-il rappelé.
Créée en 2004, Sogezic gère 9 sociétés de gestion de zones industrielles (SGI) implantées dans 13 wilayas du centre du pays notamment à Chlef, Bejaia, Alger, Djelfa, Bouira, M'sila, Médéa, Tissemssilt et Blida.
Les zones industrielles du centre sont notamment celles de Rouiba-Réghaia qui est la plus importante zone d'Algérie (1.079 hectares), Oued Smar (370 h) et El Harrach (Alger), Ben Boulaid (134 h, Blida), Djelfa (400 h), M'sila (250 h) et Bejaia (150 h).
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Le Temps d'Algérie
Source : www.letempsdz.com