
Abdelhamid Ben Seraj participe avec sa troupe de M'sila à de nombreux évènements tels que les fêtes nationales, les célébrations de mariage, les circoncisions, qui sont animés dans une atmosphère d'adoration de Dieu. Nous l'avons rencontré en marge d'un récital qu'il a donné avec sa troupe à Alger, à l'initiative de l'Onci.Parlez-nous des étapes marquantes dans votre parcours professionnel 'Je suis né dans la belle ville de Boussaâda. Après avoir suivi des études, j'ai obtenu une licence en droit. Je suis marié et père de deux enfants. Mes débuts dans la chanson inchad remontent aux années quatre-vingt-dix, une époque difficile pour notre société. J'ai enregistré mon premier album intitulé « Ya ardhi al hanoun » en 1998. J'ai ensuite participé à créer l'association Erissala en 2006. Nous avons pris part ensemble à divers festivals nationaux et internationaux. J'ai représenté l'Algérie aux 4e, 5e et 6e éditions du festival du mounchid à Chariqa dans lesquelles j'étais classé premier sur treize pays arabes.Est-ce encourageant pour vous 'Evidemment. Mais ces prix ne sont pas une fin en soi car je ne compte pas m'arrêter là. J'ai des ambitions que je compte concrétiser. A chaque consécration, je me considère à mes débuts ; une manière à moi de rester toujours modeste afin de mieux apprendre.Qu'est-ce qui a changé entre la chanson inchad des années 90 et celle d'aujourd'hui 'En fait, à cette époque, la plupart des chansons interprétées étaient patriotiques, en raison de la décennie noire qui a marqué l'Algérie. La plupart des troupes, en l'occurrence Achwak, étaient versées dans la chanson patriotique. Actuellement, on s'ouvre au monde. On vit une diversité culturelle.Etes-vous pour ou contre l'introduction d' instruments de musique dans votre troupe 'Avec ma troupe, on n'utilise pas d'instruments de musique, cependant, je ne suis pas contre cela car c'est de l'art. Je laisse ce sujet aux oulémas et muftis, car certains sont partagés entre tolérance et interdiction. Pour ma part, je ne suis pas contre. La preuve, j'envisage d'enregistrer un album où je compte intégrer des instruments de musique. Il paraîtra après l'Aïd.Comment se porte l'inchad à M'sila 'M'sila est connue dans ce domaine sur l'échelle nationale. Nous organisons annuellement un festival de l'inchad à Boussaâda et plusieurs troupes y activent. En plus, les meilleures voix dans se trouvent à Boussaâda particulièrement.C'est quoi la particularité d'un mounchid professionnel, techniquement parlant 'Si les paroles communiquent avec la raison, le chant communique avec l'âme. Autrement dit, je me penche vers la chanson spirituelle qu'on retrouve généralement dans les mouchahates, et à travers les chants rythmés.J'admets toutefois que j'ai un autre penchant pour la chanson patriotique, une manière à nous de représenter fidèlement l'image de notre pays.Quel lien faites-vous entre la chanson inchad et celle patriotique 'Pour moi, ce ne sont que des appellations. Ceci dit, la musique est variée et notre religion est tolérante. Il ne faut surtout pas stigmatiser les conceptions en vue d'éviter les quiproquos.Des albums en prévision 'Je ne suis pas intéressé par l'enregistrement d'albums à cause du piratage et l'appât du gain facile des éditeurs. Je préfère enregistrer un produit que je partage sur les réseaux sociaux. J'ai déjà mis en ligne quatre clips.Le premier en 2013, « Ya rassoul Allah ya oudhrane », le deuxième en 2014, « Ratib hayataka oua intalik », le troisième en 2013, « Galbi ana el mouchtag ». je sortirai une quatrième clip intitulé « Mohamed rassoul Allah », prévue après la fête de l'Aïd.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S S
Source : www.horizons-dz.com