TIZI-OUZOU
Journées d'étude sur la traduction et adaptation de l'œuvre poétique de Lounis Aït-Menguellet
C'est à un exercice d'une extrême délicatesse que se sont essayés les organisateurs (comité des activités culturelles et artistiques de la wilaya de Tizi-Ouzou, maison de la culture Mouloud Mammeri) des journées d'étude sur l'œuvre poétique de Lounis Aït-Menguellet, traduction et adaptation chez le poète, les 18 et 19 décembre à la maison de la culture Mouloud Mammeri, tant cette rencontre nécessite plus de temps et de compétences pour se pencher sur l'œuvre intemporelle de celui qui est considéré comme l'un des plus grands poètes kabyles de tous les temps.
Un point de vue partagé par l'un des conférenciers qui a avoué que sa communication reflétait le travail de toute une année pour ses étudiants. Cela n'enlève rien au mérite de cette rencontre entrant dans le cadre des festivités culturelles élaborées dans l'agenda culturel et artistique de la présente année par la Direction de la culture de Tizi-Ouzou qui a drainé une grande foule venue écouter religieusement les communications. A un point où les présents ne se bousculaient pas pour entrer dans les débats, se contentant de les suivre un tantinet rêveurs, façon de dire pour certains que, de par sa profondeur et sa magie, l'œuvre de Lounis est au-dessus de tout débat et qu'elle s'inscrit dans une dynamique universelle. La complexité des thèmes abordés — l'étude des formes d'intertextualité présentes dans l'œuvre du poète ainsi que l'adaptation de certains de ses textes — trouve toute sa signification et sa pertinence dans la communication de Hacène Hireche, universitaire et consultant à l'Université de Paris. Ce dernier, dans son essai d'analyse d'un poème d'Aït- Menguellet, résume que l'œuvre du chantre est une renaissance de la philosophie kabyle et que sa poésie est à fleur de peau, à fleur de terre, à fleur de temps et, aussi, à fleur de sang. Le thème de chanson qu'il a choisi lors de sa conférence «Tamurtiw dizurar ghaf idurar » (Mon pays, des colliers sertissant la montagne) a littéralement subjugué les présents tout au long du voyage initiatique qu'il leur a offert dans l'univers enchanteur, le long des majestueuses montagnes du Djurdjura, où l'invitation et l'appel du poète à prospecter les abîmes, transcender le temps et l'espace et à s'interroger sur la vie ont trouvé écho pour rappeler les valeurs qui fondent l'univers kabyle tourmenté. L'œuvre de Lounis est intraductible et ceux qui s'y sont essayés en ont eu pour leur audace. Ainsi, pour ses «contresens» dans sa publication sur l'œuvre chantée de Lounis Aït-Menguellet, Tassadit Yacine aura ainsi droit à une volée de bois vert de la part de Saïd Chemakh, docteur d'Etat en linguistique, qui a traité des thèmes récurrents dans l'œuvre de Lounis que Kateb Yacine qualifiait d'incontestable plus grand poète. Et dans l'élévation à laquelle invite «la poésie aérienne» de cette mythique légende de la chanson algérienne, les auditeurs et lecteurs de l'œuvre authentique de Lounis Aït-Menguellet trouveront tout ce que la vie recèle comme secrets.
Salem Hammoum
LES JOURNALISTES DANS LE COLLIMATEUR À M'SILA
Des énergumènes envahissent la Maison de la presse
Avant-hier, la Maison de la presse a été l'objet d'une invasion d'une foule déchaînée, très en colère contre les écrits de notre confrère du quotidien arabophone El Khabar, venue lui infliger une correction pour avoir publié et dénoncé la manière avec laquelle ont été distribués 1 598 logements sociaux dans la ville de M'sila, après l'affichage des listes au début de la semaine en cours. Le plus étonnant dans cette affaire est que ces énergumènes sont parmi les bénéficiaires de logements. Ils étaient venus défendre la commission de distribution et la manière avec laquelle elle a procédé. Ils veulent museler les journalistes tout court, selon le communiqué de dénonciation signé par les journalistes et correspondants des différents organes de presse. L'ensemble de la corporation dénonce ce genre d'acte irresponsable de la part de citoyens tant défendus par ces journalistes qui bravent toutes les difficultés et obstacles, et ce, juste pour la prospérité du citoyen et du pays. Notre confrère du quotidien El Khabar a déposé une plainte.
A. Laïdi
La Direction de l'éducation se soucie déjà des prochains résultats scolaires de fin d'année
A cet effet, une journée d'étude a été organisée le lundi, au lycée «Baarir» de «Ain El Melh» au profit de 21 établissements scolaires du sud de la wilaya et une autre journée similaire a été organisée ce mardi au Centre culturel de la commune de «Maadid» où se sont réunis 35 établissements du nord de la wilaya, en vue de préparer les examens de fin d'année et améliorer les résultats scolaires de la wilaya dans les épreuves du baccalauréat et du B.E.M. La rencontre a débuté par la lecture d'un exposé de diagnostic fait sur le terrain, selon les résultats obtenus auparavant et puis les insuffisances soulevées dans le secteur avec l'intention de les arranger telles que la surcharge des classes, sachant que la wilaya de M'sila a enregistré cette année plus de 55 élèves inscrits dans 199 classes ; et 19 lycées ont chacun 4 classes itinérantes. Par conséquent, les responsables de l'éducation ont insisté lors de ce rendez-vous qui a regroupé des directeurs d'établissements scolaires, des professeurs, surveillants généraux et inspecteurs des différents paliers sur la bonne prise en charge des élèves de 4e et 1re AS.
A. L.
BLIDA
Des élèves du lycée Al-Battani à Larbaâ boycottent les examens
Des élèves des classes de terminale du lycée Al- Battani, à Larbaâ, 30 km à l'est de Blida, ont boycotté, hier, les examens du premier trimestre au motif que l'administration leur a imposé des cours de rattrapage et de révision entre 17h et 19h. Des horaires que les lycéens considèrent comme tardifs, du fait qu'ils arrivent saturés en raison de la charge des cours de la journée, nous disent-ils. «A ces heures indues, nous ne pouvons plus nous concentrer sur les cours quand bien même nous voulons travailler d'arrachepied pour décrocher le bac», nous font savoir quelques élèves. A cet effet, ces derniers affirment qu'ils maintiennent leur protestation jusqu'à ce que l'administration se ravise et revienne sur cette décision même si, soutiennent-ils, l'intention est bonne surtout que la grève de trois semaines des enseignants en début d'année, a chamboulé quelque peu le programme. Par ailleurs, des collégiens du CEM de Beni Chegrane, à Mouzaïa, à 15 km à l'ouest de Blida, ont également boycotté les cours pour dénoncer l'absence de chauffage dans leur établissement.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M B
Source : www.lesoirdalgerie.com