
Nous sommes à quelques encablures des législatives. Les partis on déjà commencé à affûter leurs armes. Certains ont même débuté la campagne électorale avant l'heure, profitant des faiblesses de leurs adversaires. C'est justement le cas pour le Rassemblement national démocratique (RND), réputé pour la stabilité de ses rangs, la cohésion et la discipline de ses militants, qu'ils soient cadres dirigeants ou simplement de base. La campagne, c'est le secrétaire général de ce parti qui l'a entamée le 18 novembre dernier à partir de M'Sila et Sétif, sous le couvert de tâter le pouls de ses militants, histoire de constater sur le terrain l'état des lieux du RND à l'intérieur du pays. Il en a profité pour remettre les pendules à l'heure en indiquant à propos des parlementaires qui prennent un billet de retour vers les wilayas qu'il fallait les ignorer. Comme pour signifier que les concernés ne devraient même pas rêver à se retrouver sur les prochaines listes électorales du parti. Et pour cause ! Les enjeux sont de taille et le RND doit se frayer une bonne place dans la septième législature. Pour ce faire, il s'agit de remettre de l'ordre dans la maison du Rassemblement là où il y a quelques turbulences et se consacrer à damer le pion à son adversaire le FLN. Lequel, soit dit en passant n'a jamais fait de cadeau à Ahmed Ouyahia, puisqu'il a été en 2006, rappelons-le, et sous la direction de Abdelaziz Belkhadem, menacé d'une motion de censure s'il venait à présenter la déclaration de politique générale. Cela s'est passé à l'hôtel Hilton. Cependant, le RND n'ira pas jusqu'à demander la tête du SG du FLN, mais 'uvrera à lui subtiliser le vote des voix nationalistes que compte l'ex-parti unique en profitant au maximum de la crise qu'il le secoue. Se revendiquant justement du courant nationaliste, le Rassemblement national démocratique n'hésitera pas à user et abuser de cette fibre sensible chez les militants du FLN pour rafler la mise. C'est, semble-t-il, l'objectif fondamental qu'il s'est tracé. Ce d'autant que les militants de base du FLN ne savent plus à quel saint se vouer, tant la confusion qui règne en son sein les déroute et ils n'arrivent pas à déceler de quel côté le vent tournera : est-ce en faveur du FLN de Belkhadem ou de celui dirigé par l'ex-ministre des Transports, Salah Goudjil à la tête du mouvement de redressement. Mouvement qui a décidé, à défaut de «débarquer» le secrétaire général par la justice ou par la tenue d'un congrès extraordinaire, de présenter des listes électorales indépendantes. Le cas échéant, il ne serait pas exclu qu'ils rejoignent les rangs du parti de Ahmed Ouyahia qui ne manquera certainement pas de leur faire un appel du pied. Parce que justement il a une revanche à prendre sur le FLN qui n'a pas tari de coups bas à l'encontre du RND, alors qu'ils sont tous les deux au sein d'une même alliance présidentielle qui n'a de cesse de battre de l'aile, avant peut-être de voler en éclats.
F. A.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Faouzia Ababsa
Source : www.latribune-online.com