La route nationale n°24D reliant la RN12 (Thénia-Tizi-Ouzou-Béjaïa) au niveau de Si-Mustapha et la RN24 (Alger-Dellys-Azzefoun) à hauteur de Zemmouri est dans un état de dégradation qui constitue un danger pour les automobilistes notamment ceux circulant la nuit.De larges fissurations et des crevasses sont causées par de très nombreux camions qui transportent des chargements très lourds de tuf ou de sable provenant du pillage des plages. Ces engins détériorent la chaussée. À cela s'ajoutent les dos-d'âne érigés de manière anarchique. À certains endroits comme à hauteur du village Zaâtra, la route est impraticable. Certains conducteurs n'hésitent pas à slalomer pour éviter les nids-de-poule.
Cet axe routier est très fréquenté, durant la saison estivale notamment. Ce rançon d'environ 5 km est effectivement le passage obligé des estivants qui viennent de la Haute-Kabylie, Bouira, Bordj-Bou-Arréridj, Sétif et M'sila, pour se diriger vers les nombreuses plages des communes de Zemmouri ou Cap-Djinet. Sa réparation, même sommaire, pour éviter les accidents en attendant des jours meilleurs, devient une nécessité.
Aux désagréments de l'état de la chaussée de la RN24D, s'ajoute l'état désastreux de la ville de Zemmouri supposée être une ville touristique. Dès l'entrée de l'agglomération,au niveau de la place centrale de la ville, le regard du visiteur tombe, immanquablement, sur l'interminable chantier de reconstruction du nouveau siège communal.
L'original, bâti durant l'occupation coloniale, s'est effondré comme un château de cartes lors du séisme de 2003. En 18 ans, la commune de l'ex-Courbet n'a pu achever les travaux. Plus loin, toujours sur l'avenue centrale de la municipalité qui est la RN24D, la bidonvilisation des trottoirs de cette partie de la route a commencé, avec la bénédiction des autorités, en 2003.
À l'époque, la ville ayant été ravagée par le tremblement de terre, pour permettre aux citoyens de s'approvisionner en différents produits, les autorités locales avaient autorisé certains commerçants à s'y installer provisoirement. Par la suite, ils ont érigé des baraques en tôle. Peu de locaux ont été détruits. Tous les bénéficiaires de ces largesses ont réhabilité leurs biens ou les ont reconstruits, mais aucun d'eux n'a quitté les lieux.
Le bidonville qui gêne la circulation existe toujours. En contre-bas de ces baraques, d'autres sont faites en tôles, plastique ou chiffons sales, et ce bric-à-brac est appelé pompeusement marché de fruits et légumes.
Au milieu des eaux usées et des tonnes d'ordures dégageant des odeurs insupportables, un marchand de volaille abat les poulets, les déplume et les vend sans qu'aucune autorité policière ou administrative trouve à redire au sujet de la santé de ses administrés.
Abachi L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com