La productrice et directrice centrale au ministère de la Culture, Samira Hadj-Djilani est en prison depuis jeudi. Le juge d'instruction près le tribunal correctionnel de Bir Mourad-Raïs a décidé de la placer en détention préventive. Samira Hadj-Djilani est accusée d'"abus dans l'usage de la fonction et de blanchiment d'argent", affirment certaines sources.Ces mêmes sources ont précisé que la prévenue fait, depuis la mi-mars dernier, l'objet d'une interdiction de sortie du territoire national (ISTN). Cette décision a été prise après qu'une enquête ait été diligentée sur les activités cinématographiques de Samira Hadj-Djilani et de probables "malversations" dans l'obtention des marchés au niveau du ministère de la Culture où elle était haut cadre.
Samira Hadj-Djilani était la productrice, avec sa société la Sarl Espace-Rencontre spécialisée dans la publicité et la distribution audiovisuelle, du film El-Hadj Ahmed Bey qui avait soulevé, pour rappel, une polémique, notamment sur les droits de scénario du film.
Samira Hadj-Djilani a été accusée d'avoir "escroqué" un scénariste syrien, Hassan Tlemçani en l'occurrence, qu'elle avait associé à son projet lancé à l'époque de Mme Nadia Labidi. Ce même scénariste syrien a été remercié une fois la première ébauche présentée à la commission de lecture du ministère de la Culture. Le scénario sera revu et présenté par Rabah Drif, ex-directeur de la culture de M'sila.
Ce dernier, pour précision, vient de purger trois mois de prison pour ses attaques contre Abane Ramdane. Il faut rappeler que lors de la dernière élection présidentielle du 12 décembre 2019, c'était la société de production audiovisuelle et de communication de Samira Hadj-Djilani qui avait assuré la communication au candidat malheureux Azeddine Mihoubi.
Très proche des anciens ministres du secteur, Khalida Toumi ? actuellement en détention à la prison de Koléa ? et Azeddine Mihoubi, Samira Hadj-Djilani était, au début des années 2000 cadre au ministère de la Communication, avant de rejoindre Khalifa TV avec plusieurs journalistes. Elle sera convoquée lors du procès d'Abdelmoumen Khalifa et a reconnu devant la juge du tribunal de Blida qu'elle avait eu l'aval de ses responsables pour rejoindre cette chaîne de télévision qui a disparu depuis.
L'arrestation de Samira Hadj-Djilani n'est qu'un signe avant-coureur d'une série d'autres arrestations qui ciblerait, laisse-t-on dire, d'autres cadres du secteur. D'aucuns affirment que les enquêtes diligentées par les services de sécurité sur la gestion du secteur par les ministres du président déchu, révèlent l'ampleur de la gabegie dans le département de la Culture.
Mohamed MOULOUDJ
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed MOULOUDJ
Source : www.liberte-algerie.com