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La chevauchée de Sidi Saïd



La chevauchée de Sidi Saïd
L'Algérie peut réduire la facture d'au moins 20 milliards de dollars rien qu'en rationalisant ses achats. C'est le combat qu'a décidé de mener Sidi Saïd sur le terrain.La partie n'est pas finie, Sidi Saïd refuse de descendre de son cheval de bataille: la relance et la promotion de la production nationale. Le patron de la Centrale syndicale est convaincu que c'est dans ce levier que réside le salut national en ces temps de crise. De par la situation économique mondiale, «la production nationale est une obligation, c'est même un acte patriotique pour porter cette économie nationale», a déclaré hier, à L'Expression Sidi Saïd. Le secrétaire général de l'Ugta mène dans ce cadre une «véritable guerre nationale et syndicale», en faveur de la production nationale, en invitant les médias à se joindre à ce combat. «Vous êtes les porteurs de la protection de la production nationale et donc la préservation de l'outil de travail», a-t-il lancé, avant d'appeler à méditer le chiffre de près de 60 milliards de dollars d'importations durant cette année. «Un des éléments pour porter cette économie nationale est d'arriver à réduire voire, même supprimer le portefeuille des importations.» Un autre front que vient d'ouvrir l'Ugta, un vrai challenge, véritable défi face à un lobby puissant. Mais Sidi Saïd s'est dit prêt à relever le défi dans la mesure où «iln'y a aucune honte à protéger son économie et à la fleurir comme le font toutes les nations du monde sans concertation préalable avec d'autres pays». C'est au moment où les organisations patronales se chamaillent entre elles pour des questions de leadership, au moment où des tiraillements se multiplient entre les partis d'opposition et le gouvernement que Sidi Saïd booste sa monture et descend sur le terrain pour défendre ce leitmotiv de la production nationale. Deux wilayas sont au programme aujourd'hui. M'sila et ensuite Bordj Bou Arréridj. Le 21 de ce même mois, Sidi Saïd sera à Tizi Ouzou, plus précisément à l'entreprise Eniem et le programme se poursuit... «Au niveau de la Centrale syndicale nous avons décidé de mener cette bataille de réduire les importations et nous avons établi un rapport détaillé sur la question», a lancé Sidi Saïd comme pour se démarquer des «débats stériles qui minent actuellement la scène politique et les milieux économiques», appuie encore Sidi Saïd. Les importations ont atteint un niveau tel qu'elles sont devenues un véritable danger pour l'économie du pays. Elles ont atteint un niveau sans précédent de 60 milliards de dollars en 2014. Aucun dispositif institutionnel n'est parvenu à les limiter jusqu'à présent. En septembre dernier, le ministre du Commerce a jeté un pavé dans la mare en annonçant que l'Algérie perd l'équivalent de 20 milliards de dollars, soit près de 30% du montant des importations des biens et services, sont transférés annuellement à l'étranger, via le circuit bancaire, par le moyen répréhensible de la surfacturation. C'est dire qu'en réalité, il ne s'agit pas uniquement de dispositifs réglementaires mais de réelle volonté politique pour lutter contre ce phénomène. Pourtant, l'Algérie peut réduire la facture d'au moins 20 milliards de dollars rien qu'en rationalisant ses achats.C'est le combat qu'a décidé de mener Sidi Saïd sur le terrain. La bataille s'annonce rude face aux ogres de l'importation.


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