
Le DTS de la Jeunesse sportive de Barika, Khaled Merrah, a insisté pour avoir une interview afin de dénoncer l'agression dont il a été victime, vendredi, lors des championnats d'Algérie de karaté-do à la salle OMS de Chéraga.Liberté : Vous avez gagné haut la main le championnat par équipes, vendredi, à la salle OMS de Chéraga...M. Merrah : Mon équipe, la Jeunesse sportive de Barika, a survolé la compétition en remportant le titre avec l'art et la manière. En effet, nos athlètes avaient dominé leurs vis-à-vis du Groupement sportif des pétroliers. Même l'équipe B de Barika avait réalisé un excellent résultat en terminant en cinquième position. C'est de bon augure pour l'avenir de notre club. La relève est donc assurée. Mais dommage, notre joie n'a pas été complète, dans la mesure où de graves incidents se sont déroulés à la salle omnisports de Chéraga.Qu'est-ce qui s'est passé au juste, M. Merrah 'J'ai été agressé par quelques dirigeants du Groupement sportif des pétroliers et de l'encadrement de l'équipe nationale seniors, qui était présente lors de ce championnat par équipes pour dénicher de bons athlètes, en perspective d'une convocation en équipe nationale. J'ai failli être lynché, n'était l'intervention de mes athlètes et des arbitres. Je m'en suis sorti avec trois points de suture à l'arcade.C'est un fait grave. Avez-vous reconnu vos agresseurs 'Et comment ! Je peux même citer les noms. Mais je veux vous relater les faits du début à la fin.Les responsables du Groupement sportif des pétroliers en compagnie de l'entraîneur Djamel Moudir et des frères Zaïdi, qui occupent des postes dans l'équipe nationale, n'arrêtaient pas d'intimider les arbitres, en leur faisant une pression pour nous battre. Mais mes athlètes étaient supérieurs sur tous les plans sur leurs homologues du GSP. Le premier combat, on l'a perdu, ensuite nous en avons gagné les deux autres. On a fait un match nul lors du quatrième combat, ils nous manquait un nul ou une défaite de 4-0 pour remporter le titre. Notre athlète Medjnoun a pris facilement le dessus sur son adversaire du GSP par 3-0. Mais la pomme de discorde était l'agression dont a été victime notre athlète Medjnoun, qui a été cogné au nez par l'athlète du GSP. Notre athlète n'arrêtait pas de saigner, les responsables du GSP et les frères Zaïdi avaient tout fait pour faire arrêter le combat et permettre à leur athlète de gagner ; néanmoins, comme j'étais contre cette hogra, j'ai tout fait pour que mon athlète revienne sur le tatami. Il est revenu et il a gagné avec l'art et la manière, ce que les frères Zaïdi et l'entraîneur du Groupement sportif des pétroliers n'avaient pas accepté, ils ont agressé un arbitre de la Ligue de M'sila, et pour continuer leur sale besogne, après notre consécration, ils avaient attendu que je sois seul, puisque j'étais à ce moment en communication, pour m'agresser. Ils étaient quatre, les frères Zaïdi et Moudir, l'un des entraîneurs du Groupement sportif des pétroliers. Heureusement que des gens sages m'ont libéré de ces voyous qui ont voulu tout simplement me lyncher. Il y avait même un des frères Zaïdi qui avait dans la main un poignard ! Ce qui est grave pour un soi-disant éducateur, qui est de surcroît en équipe nationale. Je m'en suis sorti avec trois points de suture. Mais les intimidations avaient commencé bien avant le début de la compétition, vendredi matin, à la salle de Chéraga, où l'un des frères Zaïdi est venu me reprocher le fait que j'avais témoigné lors de l'enquête menée par la tutelle sur le scandale qui a secoué la FAK. Je lui ai répondu que c'est le ministre qui a fait appel à moi, et que c'était de mon devoir de lui dire la vérité et de témoigner. Il m'a répondu que cette histoire allait me coûter cher.Qu'est-ce que vous allez faire après cette agression 'Croyez-moi, je ne vais pas me taire. Déjà, juste après mon agression, j'ai déposé une plainte au commissariat le plus proche de la salle OMS de Chéraga. Des arbitres qui étaient témoins de la scène ont envoyé un rapport au MJS. D'ailleurs, même eux, ils n'ont pas été épargnés par ces énergumènes qui les ont à leur tour agressés. Ils ont fait leur rapport.D'ailleurs, la commission de discipline s'est réunie samedi justement concernant cette affaire d'agression, et normalement mercredi elle va siéger. Mes agresseurs méritent tout simplement d'être radiés du mouvement sportif. Je vais vous surprendre encore plus.Allez-y...Lors de la cérémonie de la remise des médailles, figurez-vous que c'est le président suspendu, Kheider Aït Brahim, qui a remis les médailles aux lauréats. Vraiment, on ne comprend plus rien à ce qui se passe dans cette discipline.Le clan d'Aït Brahim doit disparaître à jamais du karaté-do algérien, car il a assez fait de mal.NomAdresse email
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Sofiane Mehenni
Source : www.liberte-algerie.com