Les rappelés de l'ANP (Armée nationale populaire) durant la décennie noire sont, selon le communiqué qu'ils ont rendu public, en protestation ouverte à travers 40 wilayas.
Dans les 8 points contenus dans la plateforme de revendications, il est question de la reconnaissance des services rendus à la nation par cette catégorie de soldats, de l'attribution des avantages résultant de la loi portant réconciliation nationale, de la prise en charge sociale et médicale des séquelles découlant de ce rappel sous les drapeaux. «Nous voulons tout simplement le respect des engagements pris par les dirigeants du pays, devant nous», nous a confié le porte-parole de plusieurs centaines de protestataires, venus assiéger la wilaya de Boumerdès. Cette région compte, d'après notre vis-à-vis, 7 000 rappelés sous les drapeaux. De plus, dans le cas de la non-prise en considération de leurs revendications, ces anciens militaires menacent de boycotter les élections législatives du 10 mai prochain «Nous sommes 123 000 rappelés à travers le territoire national et chaque élément peut drainer au minimum 4 voix. Cela fait probablement plus d'un demi-million de votants qui ne se rendront pas aux urnes», dira notre interlocuteur. Pacifiques, bien organisés, en rangs serrés, comme dans le vieux temps, les manifestants ont longtemps crié leur dépit devant ce sentiment de désertion de l'autorité publique face leur détresse, comme ce calvaire que vit Mustapha Haroun. Rappelé en 1997 pour affronter héroïquement les islamistes armés à Sidi Aïssa dans la wilaya de M'sila, il est, dira-t-il désormais sans aucune ressource. Aujourd'hui, à 41 ans, Mustapha voit son corps se consumer à petit feu. Ce sont les séquelles d'un profond choc, à la suite d'une bataille durant laquelle ont été atrocement assassinés ses compagnons de guerre. Ce que nous avons vu sur son corps est effarant.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abachi L
Source : www.lesoirdalgerie.com