Revendications - Les jeunes chômeurs de Hammam Dhalaâ, à une trentaine de km au nord-est du chef-lieu de la wilaya de M'sila, ont mis fin jeudi dernier, à leur mouvement de protestation.
La veille, soit mercredi dernier, des dizaines de chômeurs des localités de ladite commune ont procédé à la fermeture des trois entrées de l'usine de ciment située dans cette commune. Les protestataires ont interdit tout accès ou sortie des engins de cette usine dépendant du groupement international Lafarge, en signe de contestation des modalités de recrutement adoptées qui ne donnent pas la priorité aux jeunes de la région.
La création de postes d'emploi durable pour les jeunes de la région figure parmi les revendications exprimées par les protestataires qui ont demandé la création d'un comité regroupant les autorités locales, des représentants de la société civile, des responsables de l'usine Lafarge et de l'Agence locale de l'emploi (Anem) pour que les opérations de recrutement se fassent dans la «transparence».
Les protestataires ont également revendiqué l'ouverture de l'usine aux étudiants et aux stagiaires des centres de la formation professionnelle pour les besoins de la formation.
Les responsables de l'inspection locale du travail ont estimé légitime la revendication ayant trait à la transparence dans le recrutement sans pour autant «légitimer» les procédés utilisés par les protestataires pour exprimer leurs doléances.
Selon les services de wilaya, les contestataires ont été reçus jeudi par les responsables de la cimenterie qui leur ont exposé la politique d'embauche de l'entreprise «qui consiste à passer par la l'Agence locale de l'emploi (Anem)», leur assurant que «l'entreprise a toujours respecté la réglementation sur l'emploi relative à la nécessité de passer par l'Anem». De leur côté, les responsables de cette agence ont affirmé que les recrutements opérés par la cimenterie et toutes les autres institutions de la commune de Hammam Dhalaâ «ont été effectués dans le respect des lois en vigueur».
Il y a lieu de signaler, par ailleurs, que ce n'est pas la première fois que la cimenterie Lafarge (Hammam Dhalaâ) est paralysée par un tel mouvement de protestation. En mars dernier, ce sont les travailleurs de l'usine qui avaient paralysé la production pendant une dizaine de jours. Ce débrayage avait causé, selon le président de la Chambre de commerce et d'industrie (CCI-Hodna), un déficit de 160 000 tonnes de ciment sur le marché national.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R L APS
Source : www.infosoir.com