Malgré un temps maussade, il y avait de la bonne humeur chez les citoyens qui ont submergé les grandes places du centre-ville de Bordj Bou-Arréridj, drapeaux et banderoles brandis, tambours et fanfares sortis, pour faire la fête à l'occasion, tôt le matin, de ce 11e vendredi superbement différent des dix précédents. Dans la matinée, les jeunes des quartiers s'activent dans les préparatifs. Les comités s'organisent pour écrire sur les pancartes, les banderoles et surtout pour synchroniser les chants et les slogans. Après la prière du vendredi, les foules rejoignent la messe démocratique du centre-ville. À 14h30, les grandes places et les boulevards de la ville de Bordj Bou-Arréridj étaient pleins à craquer et les gorges clamaient, d'une seule voix, la réplique aux développements intervenus sur la scène politique. Des développements qui semblent avoir exacerbé la colère et acté définitivement le rejet de toute initiative en dehors des revendications des manifestants, qui exigent le départ du système. Gaïd Salah n'a laissé personne indifférent. Des manifestants lui ont demandé de clarifier sa position, d'autres appellent à son départ. à M'sila, à bord de bus, de camions, de fourgons, de véhicules personnels, ils étaient tous là. Vieux, vieilles, jeunes et enfants ont marché comme un seul homme. Nous avons surtout remarqué la présence de femmes en grand nombre. Ce qui est exceptionnel dans cette région où la périphérie du chef-lieu de wilaya est exclusivement rurale. À certains moments, tout s'arrêtait. Impossible de faire un pas de plus. Comme lors des précédents actes du mouvement de protestation, les marcheurs ont déployé des milliers de banderoles et pancartes. Ils ont aussi fait preuve, une nouvelle fois, de génie en "actualisant" leurs slogans. En plus des slogans habituels "Système dégage", "Algérie libre et démocratique", ils ont aussi crié d'innombrables slogans contre Bensalah, contre Bedoui, contre l'élection annoncée pour le 4 juillet, ou encore "Dégagez, l'Algérie appartient au peuple", "Pouvoir pourri, le peuple vomit", "Non au coup d'état institutionnel qui ne reconnaît pas la souveraineté du peuple", "la souveraineté nationale appartient au peuple", et des dizaines d'autres encore comme "Où sont passés les articles 7 et 8 '".Chabane BOUARISSA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : BOUARISSA Chabane
Source : www.liberte-algerie.com