
«J'ai dit récemment que nous avons une force à utiliser pour préserver la sécurité et la stabilité du pays et de nos citoyens» a tenu à rappeler le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, jeudi dernier à M'sila où il était en visite de travail. C'est en effet la seconde fois en l'espace d'une semaine que Sellal réitère la détermination de l'Algérie à défendre son intégrité et assurer la sécurité de ses citoyens. Cette mise en garde fait suite à celle qu'il avait lancée lors de son précédent déplacement à Jijel, le jeudi d'avant. Il y avait tenu les mêmes propos qu'à M'sila. «(L'Algérie) possède les moyens et les potentialités à même d'assurer sa défense» avait-il précisé, avant d'ajouter que l'Algérie s'est dotée de grandes capacités militaires. Au point que «des puissances l'ont sollicitée pour peser de tout son poids en tant que force régionale» a-t-il confié comme pour permettre de mesurer la portée de la force de dissuasion dont dispose aujourd'hui notre pays. Une force qui s'est forgée dans l'épreuve «d'une décennie pleine de difficultés qui ont failli entamer l'existence même du peuple et de l'Etat algériens et c'est pourquoi ils (les Algériens) sont aujourd'hui capables de prendre les choses en main» avait-il aussi rappelé à Jijel. S'il fallait une preuve de cette grande capacité de défense, le cuisant échec de l'attaque terroriste contre le site gazier de In Amenas, en janvier dernier, en est une. Seulement une, car il ne faut pas oublier la neutralisation de la multitude de groupes terroristes qui infestaient notre territoire durant les années 1990. Certes, le fléau n'est pas encore totalement éradiqué mais, comme l'a évoqué le Premier ministre: «Ce que vous entendez (le terrorisme) à Tizi Ouzou ou à Bouira ne nous étonne guère» et ne sont qu'une nuisance toute relative sans comparaison aucune avec la menace que nous avons endurée toute une décennie. C'est pourquoi et comme l'a précisé le Premier ministre, le terrorisme prend plusieurs formes. Ce n'est pas un hasard si Sellal a enchaîné sur la mise en garde juste après avoir annoncé le dénouement heureux du conflit tribal qu'a vécu la population de Bordj Badji Mokhtar. Nous pouvons y ajouter le déversement massif (par semi-remorques) de drogue sur notre pays. Les incitations à l'émeute, pour un oui ou pour un non, enregistrées ici et là, ne sont pas l'oeuvre du «chitane» mythique. Ceci dit, il est bon de s'interroger sur les raisons de ces mises en garde insistantes du Premier ministre. On trouve un début de réponse dans les propos de Sellal. Pour lui, il y a d'abord le fait que «l'Algérie est entourée de pays en situation de crise». En effet, d'Est en Ouest en passant par le Sud, tous nos pays frontaliers vivent des situations de troubles. Sachant que ces troubles ne viennent pas du néant, il est plus que certain que notre pays est inclus dans la programmation diabolique de déstabilisation de l'ensemble de la région. D'ailleurs, des voix officielles étrangères et non des moindres l'ont confirmé clairement. D'autres avancent la théorie de «l'effet domino» pour nous prédire l'enfer. D'autres enfin, les mêmes qui osent accuser l'illustrissime général de Gaulle de trahison dans sa gestion de «l'affaire algérienne», ont un vieux compte à régler avec nous. Face donc à plusieurs forces convergentes, l'Algérie a su, jusque-là, résister. Non seulement elle a réussi à tenir à distance le fameux «printemps arabe» mais en plus elle poursuit un développement économique et social d'une ampleur inédite qui a pour effet d'irriter les «forces convergentes» citées plus haut. Un progrès perçu par eux comme d'une insolence insupportable alors que toutes les économies de la région sont en berne. «Le gouvernement demeure très vigilant» a rassuré Sellal. Tous les Algériens, surtout la classe politique et la société civile, devront l'être aussi. Personne ne pourra désormais dire: «Je ne savais pas!».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Zouhir MEBARKI
Source : www.lexpressiondz.com