Msila

Des associations osent le débat



Des associations osent le débat
Dans une correspondance, le moins que l'on puisse dire à son sujet surprenante, la Coordination agréée des associations de la commune de M'sila a demandé au wali, au P/APC, ainsi qu'aux services de sécurité de la wilaya d'autoriser l'ouverture de débits de boissons alcoolisées dans la région, jusque-là quasi inexistants. La coordination met en évidence les effets pervers de cette décision de fermeture, dénonçant le développement du marché noir qui permet à des individus de s'enrichir illicitement sur le dos des contribuables en pratiquant en totale illégalité une activité très lucrative au regard des prix affichés. En effet, la coordination note qu'outre la problématique des débits clandestins que favorise l'interdiction, un grand marché noir se développe dans cette filière où, dans de nombreuses villes de l'intérieur du pays, les consommateurs payent quatre fois le prix des boissons. «Le prix de la boisson n'aurait pas connu un tel niveau s'il y avait dans la région beaucoup de débits», argumente la coordination. Et de conclure: «Les autorités locales assument l'entière responsabilité dans le racket que pratiquent les rares vendeurs de cette boisson sur ses consommateurs». Il est à rappeler que cet état de fait ne concerne pas uniquement la wilaya de M'sila. Beaucoup d'autres wilayas de l'intérieur du pays se trouvent dans la même situation. La fermeture de ces débits qui étaient en nombre suffisant dans les années 1970, a eu lieu au cours de la décennie noire. La réouverture de ces débits après le retour de la paix dans les années 2000, a été empêchée par certaines associations à caractère religieux avec la complicité de partis politiques d'obédience islamiste. Ces derniers, rappelons-le, ont mené une campagne même au sein du Parlement contre l'ex-ministre du Commerce Amara Benyounès autour de cette activité. En raison du tapage que ces partis ont fait autour du sujet, le ministre a dû rendre son tablier.
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