Msila - Revue de Presse

Décès d'une femme blessée: Le bilan du séisme de M'Sila s'alourdit



Le bilan des victimes du séisme de 5,2 sur l'échelle de Richter qui avait frappé, vendredi dernier, la région de Beni Ilmene, dans la wilaya de M'sila est passé à trois morts, après le décès, dans la nuit de lundi à mardi, d'une femme âgée de 76 ans, blessée. Sept personnes blessées vendredi à Beni Ilmene, se trouvent toujours à l'établissement public hospitalier du chef-lieu de wilaya sous contrôle médical. Pour ce qui est des blessés enregistrés dimanche, après la réplique de 5 degrés, dans la localité de Ouenougha, ils sont au nombre de 43 dont 23 sont encore hospitalisés.

Le wali de M'Sila, Mohamed-Salah Manaâ, a indiqué hier que les infrastructures administratives et les équipements publics ont été «dans leur majorité, plus ou moins endommagés» à la suite du tremblement de terre et de sa réplique. Les premières expertises effectuées par les 20 équipes du CTC laissent apparaître, des fissures et des effondrements partiels au niveau de 7 mosquées, dont 4 à Ouennougha, 2 collèges d'enseignement moyen à Beni Ilmène, 7 écoles primaires dans les deux localités, en plus des locaux de l'administration communale, a précisé le même responsable. Il ajoute que plusieurs autres structures publiques «ne sont pas en mesure de fournir leurs prestations aux citoyens» depuis le tremblement de terre, à l'exemple de la polyclinique de Beni Ilmène, de 2 centres de santé à Ouennougha, de 2 centres culturels et 2 bibliothèques dans les deux communes, de la brigade de Gendarmerie nationale de Beni Ilmène et du détachement de la Garde communale de la même localité. Les interventions pour réparer et réhabiliter les structures ne nécessitant pas d'être démolies seront menées «aussitôt après l'achèvement de l'opération de recensement et d'expertise qui devra être clôturée au plus tard au début de la semaine prochaine», a encore souligné le chef de l'exécutif. S'agissant des équipements publics figurant sur la liste rouge, «c'est-à-dire devant être démolis pour être reconstruits», le wali a souligné qu'en exécution des directives du ministre de l'Habitat, Noureddine Moussa, qui avait visité dimanche les zones affectées, il sera fait recours aux structures préfabriquées dans un souci de gain de temps.

 Rappelons que 579 familles ont été déclarées sinistrées dans les communes de Beni Ilmème et de Ouennougha, suite au séisme de vendredi et sa réplique survenue dimanche. 184 constructions détruites, une centaine d'autres, dont des équipements publics et des établissements scolaires, sérieusement endommagées Le problème le plus épineux qui se pose dans les deux communes affectées, de l'avis des élus, des parents d'élèves et des représentants de la société civile cités par l'APS, reste celui de la scolarisation dans les trois paliers de l'enseignement.

Les écoles, notamment à Beni Ilmène, ont été lézardées par la brutalité de la secousse de vendredi et ne sont plus en mesure d'accueillir des élèves, tandis que les parents des élèves fréquentant des établissements épargnés craignent d'envoyer leurs enfants en classe par peur d'autres répliques ou parce que leur progéniture est encore «sous le choc», comme l'a confié Mohamed Brik, père de famille et enseignant à Ouennougha. Cette lourde contrainte, survenue en pleine période de compositions, fait l'objet d'une profonde réflexion pour dégager une solution «dès cette semaine», selon le wali qui a indiqué à ce propos à l'APS que l'aménagement de classes en toile (sous des tentes) est «sérieusement envisagé».


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