Msila - A la une

Création d'un master professionnel



Ce dernier mardi, deux événements majeurs ont secoué le secteur des forêts et de l'environnement. L'un confère un caractère économique au barrage vert une valeur ajoutée à l'économie nationale. C'est du moins ce que prédit selon nos confrères de l'APS, la direction générale des forêts à travers son directeur général Ali Mahmoudi.Le deuxième a pour auteur la ministre de l'Environnement et des Énergies renouvelables, Fatima Zohra Zerouati. Elle était ce dernier lundi à M'Sila. Elle y a présidé la cérémonie de signature d'une convention entre son secteur et l'université Mohamed Boudiaf, salué l'intérêt d'une telle initiative visant à développer l'agro-écologie. Elle y a posé la première pierre d'un projet de réalisation d'une station de traitement des déchets au centre d'enfouissement technique (CET) de la commune de M'Sila. Sa gestion a été confiée à une entreprise privée sous tutelle de l'Agence Nationale des Déchets (AND). Elle démarre avec un budget de 189 millions de DA comportant également la réalisation de bassins et de mise en place d'équipements de fonctionnement de cette station. La démarche se veut être, selon les explications fournies à la ministre, la poursuite de la campagne de sensibilisation et de lutte contre les décharges anarchiques, l'accompagnement des métiers liés à l'environnement et la stimulation de l'investissement.
Y figurent aussi les principales orientations qui ont été portées à la connaissance de la ministre. Celle-ci a estimé que les efforts doivent se poursuivre pour lever le gel imposé à plusieurs projets du secteur de l'environnement. Son insistance à s'intéresser à des projets plus qu'à d'autres, ont pour arrière fond des priorités basées sur la promotion de l'environnement et à l'amélioration du cadre de vie de la population. Fatima Zohra Zerouati devait achever sa visite dans la wilaya de M'sila par l'inspection du CET de Boussaâda et une visite aux expositions relatives aux activités environnementales et artistiques organisées dans cette même région. Ce qui permettait, à chaque fois, au directeur général des forêts d'intervenir pour rappeler des projets bien avancés sur le terrain. Ils ont été sélectionnés sur la base d'appel à propositions en vue de la mise en ?uvre d'actions innovantes en faveur de la transition agro-écologique».
Les projets en question s'appuient sur des partenariats tripartites Agriculture, environnement, université. Trois acteurs de développement regroupés dans une structure de recherche appliquée nationale ou de formation intervenant contractuellement. Ce que met en relief la création d'un Master professionnel. Cette dernière démarche confère un caractère économique au Barrage vert. Elle a pour finalité la valorisation de ses ressources. C'est d'ailleurs dans cette perspective qu'a été placée la journée d'information : «Le Barrage Vert face aux changements climatiques». Thème d'importance sur lequel est intervenu le directeur général des forêts qui a parlé de la diversification durable de l'économie nationale impliquant l'exploitation du barrage dans le reboisement de plantes aromatiques et médicinales ainsi que les arbres fruitiers. Il a été également question de relance du plan du projet du Barrage Vert qualifié "d'impératif" pour valoriser ses ressources, à travers la création d'une structure consultative avec tous les ministères concernés par ce projet vital.
Il a également souligné l'impératif d'une intervention efficace et d'une collaboration avec le groupement d'ingénierie rural relevant du ministère de l'Agriculture pour créer des ateliers spécialisés dans la réhabilitation du Barrage Vert. Ce qui a été déjà entamé avec la contribution de l'Armée nationale populaire (ANP) ainsi que le Programme national de reboisement (PNR). Mahmoudi a rappelé les réalisations accomplies depuis trois ans par l'Institut des études rurales relevant du ministère de l'Agriculture. D'où la redynamisation des méthodes d'intervention rapides et d'élargissement de la plantation de divers types d'arbres. Par ailleurs, il a souligné que la concrétisation des objectifs du PNR exige la conjugaison des efforts et la coordination avec les différents autres secteurs. D'où l'intervention en aparté de nombreux jeunes agriculteurs des deux sexes qui ont abordé la question de mise en place de systèmes financiers décentralisés.
A ce niveau, l'on s'est réjoui de la création du Master professionnel. La démarche permettra de mieux prendre en compte le dossier de la micro-finance qui est un enjeu capital. Ce à quoi semble vouloir répondre la démarche de la ministre avec la création du master elevant d'un accompagnement de son département à améliorer la prise en compte des questions de genre et l'environnement dans le secteur de la micro-finance. C'est pourquoi l'on estime que c'est un défi dans la mesure où, affirme nos sources, l'Algérie a ratifié des conventions internationales dans ces domaines.
Elle participe dans toutes les actions destinées à la préservation de l'environnement et le reboisement de grands périmètres. Ce que prouverait la mise en terre de 2.740.000 ha dont quelques 880.000 ha réalisés jusqu'en 2018. Loin d'être symbolique, l'opération est plutôt le témoignage de l'engagement citoyen de cette institution qui a fait de la préservation de l'environnement et de la lutte contre la pollution ses principes d'action. Elle reflète l'engagement de la ministre pour le suivi des périmètres reboisés et contribuera davantage à rendre nos villes plus belles et plus vertes.
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