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Chantiers à l'arrêt et hausse des prix



Chantiers à l'arrêt et hausse des prix
Une pénurie à l'origine de la flambée des prix. Une situation qui a impacté sur les projets en cours de réalisation dont certains tournent au ralenti. Commune de Hammamet à l'ouest d'Alger. Sur le chantier de réalisation de logements sociaux participatifs (LSP), le calme est à peine perturbé par les bruits lointains. Renseignement pris, les ouvriers sont au chômage technique depuis plus de deux mois. « Les travailleurs se roulent les pouces en attendant l'approvisionnement en ciment », souligne le chef de chantier. Il signale que depuis la fermeture des cimenteries de M'sila et Meftah, le chantier a baissé le rythme de travail jusqu'à l'épuisement de son stock de ciment. Conséquence : quelques ouvriers s'occupaient des travaux de finition à l'intérieur des appartements. Même constat au niveau du projet LSP pris en charge par l'OPGI d'Hussein Dey. « Nous sommes au chômage », résume un ouvrier rencontré sur place.Plus loin, dans la commune de Chéraga, le chantier de construction d'un complexe sportif semble paralysé. Ici, le retard dans l'avancement des travaux est estimé à 20%, selon les explications d'un responsable. « Il y a des semaines où nous étions carrément à l'arrêt à cause du manque de ciment. Il nous est arrivé d'attendre une semaine, voire deux, pour avoir une cocotte à ciment ou deux au maximum », déplore un responsable. « Il nous faut une bonne quantité de ciment pour pouvoir couler le béton », observe le responsable. Selon son collègue, la cimenterie de M'sila a cessé d'approvisionner le chantier depuis novembre 2015. « Nous n'avons pas bénéficié d'un programme d'apprivisionnement comme prévu », ajoute-t-il. Devant cette situation, l'informel vient à la rescousse. C'est ce qu'a confirmé ce même responsable : « nous recourons au marché noir pour nous procurer le sac de ciment de 50 kilos à 1800 DA alors qu'au niveau de l'usine, il est cédé à 450 DA ». Cette pénurie est confirmée par les revendeurs de matériaux de construction. Certains l'expliquent par la limitation de l'importation de ciment et le manque de contrôle dans les usines.« Nous devons passer par plusieurs intermédiaires pour pouvoir acquérir une quantité de ciment », déplore un commerçant. Ce qui a engendré la flambée des prix au détail. Le sac de 50 kg de ciment « El Matine » est actuellement vendu chez les détaillants à 900 DA alors qu'il ne dépassait pas les 750 DA. Le ciment « Chamel » est passé de 700 à 850 DA, selon un transporteur de matériaux de construction exerçant à Fouka. A Tizi Ouzou, selon un transporteur, les prix sont montés en flèche. Le sac de ciment n'est pas cédé à moins de 1580 DA. Selon lui, ce matériau fait aussi l'objet de « spéculation ». Cette hausse des prix touche pratiquement tous les matériaux de construction, à l'image du rond à béton dont les prix oscillent entre 610 et 650 DA le quintal, selon le calibre. Idem pour le sable qui est passé de 600 à 800 DA les deux tonnes. Mourad, un commerçant, lie cette inflation à la hausse des prix du gasoil.


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