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Benflis hier à M'sila et à Bordj Bou-Arréridj



Benflis hier à M'sila et à Bordj Bou-Arréridj
"Certains ont peur de mon programme en entendant que je veux une justice libre, indépendante, un gouvernement d'union nationale, une société des libertés, et c'est pour cela qu'ils ont décidé de me faire un faux barrage", a-t-il relevé.Ali Benflis sort de sa réserve, se libère, interagit de plus en plus avec les participants à ses meetings. C'est sous cet aspect qu'est apparu hier le candidat à l'élection présidentielle du 17 avril prochain lors des meetings de M'sila et de Bordj Bou-Arréridj. "La démocratie a-t-elle consacré la souveraineté populaire '" a-t-il interrogé l'assistance dès l'entame de son allocution, dans la matinée, à la salle omnisports de M'sila où les citoyens venus l'écouter se bousculaient pour trouver une place. "Non", ont-ils répondu avant que le candidat les invite à répéter après lui : "Dites alors avec moi que le peuple veut la démocratie, de manière pacifique, sans violence ni invectives, avec des urnes transparentes et que l'urne se prononce". Les M'siliens qui, visiblement, ont apprécié cet exercice, après avoir suivi leur candidat, ont scandé à leur tour "Djazaïr horra démocratia". Et Benflis de quitter sa tribune pour s'avancer vers la foule et entonner avec elle le slogan tout en l'ovationnant. L'ancien chef de gouvernement continue sur sa lancée en sollicitant l'assistance pour un autre exercice : "Répétez après moi, la démocratie est une école d'où sortent les démocrates et les gouvernements ne sont élus qu'à travers les urnes. L'Algérie de 2014 n'est pas celle de 2004 et c'est celle où 70% de la population est jeune." Dans une symbiose qui a étonné y compris le staff de campagne du candidat, l'assistance interagissait avec le candidat comme s'il avait fait des répétitions, la veille. À Bordj Bou-Arréridj, dans l'après-midi, le meeting du candidat avait même été avancé de presque une demi-heure puisque la salle omnisports prévue pour le show était remplie bien avant l'heure. Impossible pour les retardataires de se frayer un chemin pour trouver une place. Dans une ambiance de fête où les jeunes ont dû monter sur les chaises pour mieux voir la tribune, Benflis a testé le degré d'engagement et de soutien des citoyens à sa candidature en répétant le même exercice qu'a M'sila : "Répétez après moi, le peuple veut une véritable démocratie, avec des urnes transparentes et le respect du verdict des urnes de manière pacifique." Et pour montrer au candidat qu'ils sont sur la même longueur d'ondes que lui, les participant l'ont interrompu pour clamer en ch?ur "Benflis président".Conscient de sa popularité grandissante, perceptible notamment à travers l'importance de la foule qui prend part à ses rencontres à chacune de ses haltes, Benflis hausse le ton, durcit son propos et s'est même départi de son obligation de réserve d'ancien responsable au sein du gouvernement. C'est ainsi qu'à M'sila, il a estimé que son programme fait peur. "Certains ont peur de mon programme en entendant que je veux une justice libre, indépendante, un gouvernement d'union nationale, une société des libertés et c'est pour cela qu'ils ont décidé de me faire un faux barrage", a-t-il relevé. C'est dans cette optique qu'il a fait part d'une instruction d'un responsable adressée à la direction de l'ENTV pour "ne diffuser de moi que des images floues, prendre des plans vides des salles où je tiens mes meetings et ne m'envoyer que des journalistes débutants". "Je n'ai absolument aucun reproche à faire aux journalistes des médias publics parce que ce sont des salariés et je leur demande de suivre cette instruction pour préserver leur emploi et je promets de les libérer dès le 18 avril dans le cas de mon élection", a-t-il lancé sous les ovations de la foule.À Bordj Bou-Arréridj, il a expliqué que la peur de son programme s'est déclinée à travers des contrevérités selon lesquelles "je serais contre les libertés, la démocratie et une société citoyenne". Il ripostera en révélant qu'en 2001, alors qu'il était chef de gouvernement où des mouvements de contestation s'étaient déclenchés, "des gens m'avaient conseillé d'interdire les marches". "J'ai désobéi et refusé d'instituer cette interdiction des marches et j'ai décidé de ne pas les écouter. Mais compte tenu des troubles et des dérapages de l'époque et de l'état d'urgence qui prévalait, j'ai signé cette interdiction", a-t-il expliqué, avant d'ajouter que "si cette interdiction est toujours en vigueur 10 ans après, c'est la preuve que ses véritables initiateurs sont toujours au pouvoir."Revenant sur son programme de campagne, il promettra de faire la part belle à la jeunesse en l'intégrant aux postes de responsabilité, de régler le problème du foncier tant pour le public que pour le privé, d'instituer des zones industrielles, d'encourager l'agriculture, de mettre en place une société numérique et de combattre la bureaucratie. Il s'engagera à ce propos pour que "tous les documents d'état civil aient une validité à vie".N. M.NomAdresse email


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