
La librairie « Média Book » de l'Enag a abrité, récemment, une vente dédicace du recueil « Ettarz el metqoun fi chiir el melhoun » qui vient de paraître. Il renferme 40 poèmes traitant divers sujets avec différentes versifications. Ecrits dans la langue populaire, ils ont été rassemblés par le poète Bachir Tehami. Ce diwan a été réalisé pour la première fois pour être présenté lors du festival national de la poésie du Melhoun. Cette manifestation se tient chaque année dans la région de Mostaganem, connue pour être une région où la tradition poétique demeure vivace. Il a été conçu grâce aux participants au concours national du chant.Selon Abdelkader Bendaâmache, commissaire général du festival national de la poésie melhoun dédié à Sidi Lakhdar Benkhelouf, « le recours à l'édition est un apport considérable, une trace à laisser aux générations futures ». « Il faut laisser aussi intégrer une valeur ajoutée dans les conditions actuelles, avec la création de richesse », a-t-il ajouté. Le plus petit poème s'étale sur deux pages. Le plus grand en occupe cinq. Ces poèmes s'inspirent de différents sujets d'ordre social. Ils se révèlent tantôt des conseils, de la sagesse et tantôt de la satire. Les oraisons funèbres et les odes à l'amour occupent également une bonne place. Bachir Tehami est pilote maritime de profession. Cet employé de la Cnan dira qu'« il s'agit d'un don développé depuis son adolescence ».La mer et son immensité ont été pour beaucoup dans l'éclosion de son talent dans la composition de pièces de Melhoun. Il affirmera ainsi que « la traversée de l'océan Atlantique, en route vers le Canada, au moment où le déchaînement des vagues a failli renverser le bateau qu'il pilotait, a été un moment d'inspiration ». Il s'est adressé alors aux vagues en disant : « Ô combien les gens adorent la mer calme mais lorsqu'elle se déchaîne, celle-ci cause bien des dégâts ».L'inspiration aidant, il a ensuite composé des vers pour interroger les deux faces contradictoires de la mer. « Mes poèmes s'adressent à un lectorat bien précis », dira Bachir Tehami. « Il s'agit de chanteurs chaabi et des amoureux des poèmes du Melhoun » a-t-il affirmé. 26 poèmes d'entre eux ont été d'ailleurs mis en musique par les artistes Nasser Merzouk et Ali Boubekeur Hattali.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Rabéa F
Source : www.horizons-dz.com