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VERNISSAGE AU PARLEMENT EUROPEEN A BRUXELLES DE L'EXPOSITION L'EMIR ABDELKADER UN HOMME, UN DESTIN, UN MESSAGE La voie de l'Emir



De notre bureau de Bruxelles Aziouz Mokhtari
Beaucoup et du beau monde, hier, au Parlement européen à Bruxelles, pour le vernissage de l'exposition «l'Emir Abdelkader, un homme, un destin, un message»…
Diplomates, hommes de culture, journalistes et curieux de «la voie de l'Emir» ont acté leur présence. Pour le plaisir de redécouvrir — on ne s'en lasse jamais !— Abdelkader, le personnage, le chevalier, le mystique ; le poète, l'écrivain, le philosophe, l'homme, en définitive, tout simplement. L'initiative est à l'actif de l'association internationale Soufie-Alawiyya, l'exposition étant coordonnée par Mme Setty G. Simon-Khedir, commissaire générale. Qui mieux que Khaled Bentounès, conservateur de la Tariqa Alawiyya de Mostaganem, présent, hier, dans la capitale européenne, pour lancer sur des bases de réflexion justes l'œuvre de l'Emir. Dans l'un des morceaux choisis, cheikh Bentounès écrit en effet «il espérait que l'Orient et l'Occident auraient un destin qui les pousserait à construire un avenir ensemble. En cela, son message reste d'une actualité brûlante, un défi pour le XXIe siècle. Composite mais cohérente, l'exposition s'articule sur plusieurs tableaux-mémoires, des textes puisés chez les contemporains, les contemplateurs, les contempteurs et les disciples de Abdelkader. Le générique «l'Emir Abdelkader, un homme, un destin, un message » s'appuie sur plusieurs variations thématiques tant l'œuvre et l'existence du personnage sont riches. «Education et action à la méditation », «La smala», «Chevalier magnanime», «La captivité : Toulon, Pau». «Ou encore Damas au XIXe siècle», «Maître spirituel», «Itinéraire d'un destin». «Partout dans la région règne le souvenir de l'émir Abdelkader et des siens … Les ruines d'une zaouïa… d'une Khalwa (…) plus loin, à gauche s'élève une Blanche Qouba vouée à Sidi Abdelkader Aldjilani, l'oiseau des hauteurs» (Emile Dermenghem). Ou à propos de l'accueil fait à l'Emir par le Cham : «Aucun Arabe, si grand fût-il, n'était ainsi entré à Damas depuis les fastes de Saladin». Ou le témoignage de H. Jessup : «Aucun séjour à Damas n'aurait su être complet, sans une visite à ce noble Emir…». En 1861, B. Poujoulat écrira à propos de Abdelkader : «Il y a dans ce monde quatre choses dont une seule peut rendre immortel le nom d'un homme : la vaillance dans les combats, la charité noblement exercée, un livre qui éclaire les hommes, des lois pour les gouverner avec équité. Vous avez fait ces quatre choses, Emir…» C'est l'Emir lui-même qui apportera un sens à l'exposition bruxelloise par sa réflexion sur le savoir. «Le Kalam — la plume —, écrit-il dans son exil damascène, depuis qu'il a été taillé, a pour esclave le sabre depuis qu'il a été effilé.» Rien à ajouter. Magnifique.
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