Les armateurs de pêche et les marins des 14 ports de pêche au niveau national comptent observer un débrayage si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans 15 jours.Les armateurs de pêche et les marins des 14 ports de pêche au niveau national comptent observer un débrayage si leurs revendications ne sont pas satisfaites dans 15 jours.
Selon une source proche des armateurs qui se sont réunis récemment au port de Mostaganem, la décision de la protesta a été décidée à l'unanimité des patrons de pêche et les marins suite «au marasme général de la situation, le manque de moyens constaté et le déclin de la production de pêche». Ces derniers ont consigné leur malaise dans une lettre qu'ils comptent remettre au Premier ministre Sellal en l'exhortant « à satisfaire ces revendication dans un délai de 15 jours ».
Autrement, après ce délai, ils manifesteront une vaste action de grève sur l'ensemble des ports de pêche.
Le porte-parole de l'association des pêcheurs a estimé dans une déclaration à la presse que « la situation est inquiétante ». Selon les témoignages recueillis sur place, il est reproché aux autorités du secteur de ne pas offrir les moyens conséquents pour la grande pêche au moment où ces mêmes autorités parlent de rénover les ports et accorder plus de soutien à la profession.
En outre, les armateurs déplorent le manque d'aide à l'investissement à travers les aides de crédits pour rénover leurs embarcations ou l'achat de nouveaux navires de pêche. Ils constatent amèrement la disparition de l'Ecorep qui était le fleuron de jadis dans le domaine de la construction et rénovation des bateaux de pêche. Aujourd'hui, regrettent-ils « on est obligé d'aller en Tunisie et en Turquie pour se procurer la pièce de rechange indispensable pour la maintenance des embarcations ».
Les coûts de ces pièces sont exorbitants pour les armateurs qui dépendent largement des recettes du jour de leur pêche. Automatiquement, c'est la production qui accuse un sérieux revers vu que le tonnage selon les professionnels ne dépasserait pas les 80.000 tonnes l'année alors que les sources officielles parlent de 120.000 tonnes.
A cela, la mise sur pied d'une commission par l'autorité de tutelle en vue de régler les différents problèmes a du mal à rendre claires les résolutions. A ce stade, les projets d'aide aux futurs acquéreurs de bateaux de pêche par le biais de la CNAC sont vus comme une bonne chose. Mais sur le terrain, ces derniers accusent l'administration de lourdeurs bureaucratiques et l'ampleur des documents pour se voir autoriser à exercer leurs activités.
De plus, les patrons de pêche se plaignent de la cherté du carburant qui les oblige à raccourcir leurs parcours de pêche. Une situation qui a, en somme, du mal à trouver une issue salvatrice à contre-courant du discours d'assurance des autorités de tutelle.
Le ministre de la Pêche qui a sillonné ces derniers mois les villes côtières avait assuré des premières mesures pour réconforter le secteur dont les signaux étaient au rouge.
Rappelons qu'un train de mesures édictées depuis plus d'un an devait permettre au secteur d'améliorer sa croissance et d'aider les investisseurs à augmenter leurs capacités de production. Ces deux objectifs sont encore loin d'être atteints.Les professionnels espèrent, toutefois aboutir prochainement à débloquer la situation en faisant appel à Sellal.
Selon une source proche des armateurs qui se sont réunis récemment au port de Mostaganem, la décision de la protesta a été décidée à l'unanimité des patrons de pêche et les marins suite «au marasme général de la situation, le manque de moyens constaté et le déclin de la production de pêche». Ces derniers ont consigné leur malaise dans une lettre qu'ils comptent remettre au Premier ministre Sellal en l'exhortant « à satisfaire ces revendication dans un délai de 15 jours ».
Autrement, après ce délai, ils manifesteront une vaste action de grève sur l'ensemble des ports de pêche.
Le porte-parole de l'association des pêcheurs a estimé dans une déclaration à la presse que « la situation est inquiétante ». Selon les témoignages recueillis sur place, il est reproché aux autorités du secteur de ne pas offrir les moyens conséquents pour la grande pêche au moment où ces mêmes autorités parlent de rénover les ports et accorder plus de soutien à la profession.
En outre, les armateurs déplorent le manque d'aide à l'investissement à travers les aides de crédits pour rénover leurs embarcations ou l'achat de nouveaux navires de pêche. Ils constatent amèrement la disparition de l'Ecorep qui était le fleuron de jadis dans le domaine de la construction et rénovation des bateaux de pêche. Aujourd'hui, regrettent-ils « on est obligé d'aller en Tunisie et en Turquie pour se procurer la pièce de rechange indispensable pour la maintenance des embarcations ».
Les coûts de ces pièces sont exorbitants pour les armateurs qui dépendent largement des recettes du jour de leur pêche. Automatiquement, c'est la production qui accuse un sérieux revers vu que le tonnage selon les professionnels ne dépasserait pas les 80.000 tonnes l'année alors que les sources officielles parlent de 120.000 tonnes.
A cela, la mise sur pied d'une commission par l'autorité de tutelle en vue de régler les différents problèmes a du mal à rendre claires les résolutions. A ce stade, les projets d'aide aux futurs acquéreurs de bateaux de pêche par le biais de la CNAC sont vus comme une bonne chose. Mais sur le terrain, ces derniers accusent l'administration de lourdeurs bureaucratiques et l'ampleur des documents pour se voir autoriser à exercer leurs activités.
De plus, les patrons de pêche se plaignent de la cherté du carburant qui les oblige à raccourcir leurs parcours de pêche. Une situation qui a, en somme, du mal à trouver une issue salvatrice à contre-courant du discours d'assurance des autorités de tutelle.
Le ministre de la Pêche qui a sillonné ces derniers mois les villes côtières avait assuré des premières mesures pour réconforter le secteur dont les signaux étaient au rouge.
Rappelons qu'un train de mesures édictées depuis plus d'un an devait permettre au secteur d'améliorer sa croissance et d'aider les investisseurs à augmenter leurs capacités de production. Ces deux objectifs sont encore loin d'être atteints.Les professionnels espèrent, toutefois aboutir prochainement à débloquer la situation en faisant appel à Sellal.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : FAYçAL ABDELGHANI
Source : www.lemidi-dz.com