Mostaganem - A la une

Un manque à gagner considérable



Un manque à gagner considérable
A titre d'exemple, les énormes potentialités touristiques de la région de Ténès sont très mal exploitées, les exploitations sont dans l'ensemble largement en-dessous des normes en matière d'accueil aussi de visiteurs étrangers, que d'estivants locaux.Bien des sites balnéaires sont encore sous l'emprise d'installations provisoires, il n'existe aucune visite guidée des vestiges et monuments, dont l'histoire remonte à la présence des Phéniciens, des Romains et de bien d'autres civilisations qui ont laissé des monuments encore méconnus de notre public, voire inexplorés par les anthropologues, c'est dire, que les exploitations dans le domaine de la culture et de la science restent toujours vierges. Ténès rappelle à qui veut bien le distinguer que les discours politiques sont en déphasages avec la réalité et les théories enchevauchées dans les salons, surtout lorsqu'elles sont prisonnières de la bureaucratie. Cette institution, reste apparemment la seule fondée de pouvoir, et n'a que faire en matière de chiffre d'affaires perdu annuellement, allant jusqu'à freiner toutes les bonnes volontés censées développer un secteur touristique, en dépit des engagements réitérés maintes fois par les plus hautes autorités du pays. Le conflit insidieux entre le politique, et les lois et règlements que le premier édicte bloquent souvent le schéma directeur de l'aménagement du tourisme (Sdat). Nous assistons souvent pour la conception d'un plan directeur à la lecture de dizaines de propositions et de contre propositions. Combien coûte ce temps perdu en palabre, pour octroyer à un investisseur qui engage ses fonds propres, et son savoir-faire dans des projets de développement de notre tourisme. Les autorités algériennes avaient en grandes pompes misé sur l'essor du tourisme saharien, sans avoir préalablement au niveau de la décision finale fait une étude de marché alliant rentabilité et faisabilité tenant compte des aléas liés aux perturbations que connaissent ces zones reculées en matière d'insécurité, pas forcément amarrées au terrorisme. Les projets retenus répondaient plus aux rapports établis sur la base d'ambitions personnelles par les exploitants, les agences de voyage, et certains responsables de l'Office national du tourisme (ONT). Aujourd'hui, nous enregistrons les déconfitures que subissent de tels projets, qui sont loin de pallier au manque à gagner des autres régions du pays. Manque de communication, manque d'ambition, pas seulement, il y a un manque de visibilité. Une région comme Ténès est plus connue pour son port commercial, que pour ses attraits touristiques. Il en est de même pour Jijel, pour la région de Collo jusqu'à Skikda et au-delà jusqu'à la frontière tunisienne ; et que dire de Mostaganem et de bien d'autres contrées. Pour en revenir à Ténès qui est plus connue pour les exploits sportifs de son champion du monde de demi-fond Abderrahmane Morceli, que pour ses terroirs splendides, ou son histoire plusieurs fois millénaire. La ville et ses terres profondes restent surtout un lieu de pèlerinage pour ses autochtones, qui, pour la plupart, ont dû s'exiler vers d'autres mégapoles, pour fuir ce vide assimilable à une mal-vie qui semble durable. Entre Cherchell et Mostaganem, via Ténès, il existe des dizaines de kilomètres de plages et des sites montagneux à valoriser, nul besoin de fortunes immenses pour créer des conditions d'exploitation de zones touristiques. Le tourisme s'acclimate de bien d'autres astuces que les projets ressemblant aux complexes touristiques EGT difficilement gérables, et faits pour une clientèle de passage le temps d'un séjour estival. Ghoul, le nouveau ministre du Tourisme a du pain beurré sur la planche, s'il se résout à réformer les mentalités, et revoir la perception en termes de profits pour les citoyens, puis, par l'Etat, car les manques à gagner sont considérables pour l'Algérie. Les seuls faits que nos plages sont squattées durant la période estivale par des partisans de l'anarchie en matière de gestion, avec la complicité parfois des autorités locales, devraient faire réagir le ministre pour sortir le secteur touristique de sa durable léthargie économique.


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