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Un hymne à la VieLe premier tour de manivelle du film « Larbi » de Badis Foudhala donné à Mostaganem



Un hymne à la VieLe premier tour de manivelle du film « Larbi » de Badis Foudhala donné à Mostaganem
Les différentes séquences expriment le malaise que l'on ressent, l'angoisse qui accable. Les mots et les silences disent le mal de la séparation, de la déchirure ou de la solitude, la douleur physique ou morale, ou encore le mal-être. La thématique de ce film permet de mieux appréhender la diversité, le foisonnement de l''uvre de ce réalisateur. Une violence permanente qui a éperonné Badis Foudhala à en faire un spectacle. Il faut dire que le talent de Badis Foudhala, sa façon d'aborder, à sa manière, le sujet choisi, empêche toute lassitude dans les rangs du public. A propos de sa première expérience dans la réalisation d'un long métrage, il indique : « Mon film ne parle pas de ma force ou de ma mission. Il est tout simplement exaltant pour toutes les générations. Le travail d'équipe est important », assure M. Foudhala, qui souhaite, via ses 'uvres, sensibiliser la société. Le tournage du film « Larbi », qui est prévu sur une durée de 10 jours entre Alger, Mostaganem et Biskra, sera diffusé à partir de janvier prochain sur la télévision algérienne. Le scenario de ce long métrage qui a été écrit, il y a quinze ans, initialement par Saber Bendhina pour le regretté Mustapha Badie, se concrétise. « Un projet très intéressant vu qu'il traite d'un problème socio-économique. Ce film traite, en plus des thèmes comme l'héritage, la polygamie, l'humanisme, le problème des transports frigorifiques en Algérie, qui ne sont pas, dans leur grande majorité, dotées, à l'intérieur, de poignet. De ce fait, un nombre important de travailleurs ont perdu la vie, notamment dans le sud de l'Algérie. Ainsi, nous rendons un hommage posthume à tous ces travailleurs », indique, dimanche soir, Badis Foudhala lors du ler tour de manivelle donné à Mostaganem, en présence des autorités locales et d'une pléiade d'artistes connus et de la population. Dans ce film, Badis Foudhala revient sur la relation fils et beau-père, la nécessité de resserrer les liens familiaux et redorer l'héroïsme des hommes. Il est évident que sans les héros, l'idéal s'estompe. Si Loin de vouloir une 'uvre moralisatrice, ce réalisateur indique : « Je souhaiterais conjuguer les efforts d'une équipe pour parvenir à donner un film humain. Je pense que ce film puise sa crédibilité en travaillant des portraits réalistes où pourront s'identifier positivement des jeunes ballottés entre les incertitudes des départs et les bilans pessimistes hâtifs. »Avec une belle brochette d'artistes
De son côté, Fayçal Benderbous, qui campe le rôle principal, se dit très fier de la confiance que Badis Foudhala a placée en lui. Pour lui, c'est encourageant d'évoluer aux côtés de célèbres artistes à l'instar de Fatiha Berber, Mustapha Ayad, Abdelaziz Guerda, Hassan Benzerari, Sid Ali Bensalem, Abdelhamid Rabia et Djamel Bensaber. Ces comédiens sont des professionnels de la scène, ils interprètent leur rôle avec talent et conviction. Cette création sera, sans aucun doute, bien accueillie par le public. Chaque tirade lui donnera assurément une opportunité de réflexion et de méditation sur les réalités de la société. « Je suis conscient de la responsabilité qui m'a été confiée. A vrai dire, je n'ai pas le trac mais je suis plutôt heureux et veinard de jouer le premier rôle dans ce film. Je compte donner le meilleur de moi-même. J'estime que je suis bien encadré. J'interprète le rôle d'un lycéen jeune et sérieux qui décide d'arrêter ses études pour subvenir aux besoins de sa mère qui est souffrante. Il se lance dans la vie active semée d'embûches et pleine de surprises parfois bonnes, d'autres fois mauvaises », lance-t-il satisfait avant d'enchaîner sur sa collaboration avec Badis Foudhala : « Avec lui, nous abordons différentes questions qui préoccupent l'Homme dans toute son universalité. Sans retenue ni tabou, sans haine ni chauvinisme, il déploie devant nous sa vision sur l'identité et la culture. Nous scrutons son univers intérieur à la recherche de sa compréhension du concept de la douleur, de l'absence ». Fayçal Benderbous n'en n'est pas à sa première expérience dans le cinéma. Il a déjà joué dans un film « Awlad el houma » et « Larbi » constitue sa deuxième expérience. Ce jeune comédien active dans une association théâtrale intitulée « Ichara » dirigée par Djamel Bensaber. Il a déjà joué dans une 'uvre théâtrale nommée « Si la liberté m'était contée ». Regard incisif, limpide, Badis Foudhala, avec son équipe et particulièrement Sid Ali Bensalem comme directeur de production et premier assistant, nous livre sa perception de la vie avec des souvenirs vivants, tangibles. Il nous parle d'amour, d'espoir... Il évoque son film avec un frémissement propre aux grands cinéastes. En homme de réflexion, en libre penseur, il exhorte au bonheur, à l'espoir de vivre ou encore de survivre. Ce film captivera probablement le public. Ceci s'explique, a priori, par l'importance des thèmes traités puisés dans la dimension la plus large de la société. Un grand nombre de comédiens et de jeunes cinéastes prendra part à cette nouvelle « aventure », qui nous permettra, certainement, vu la qualité des 'uvres de Badis Foudhala, de renouer avec le plaisir que procure le 7e art.
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