Mostaganem - A la une

Société : les malades mentaux livrés à eux-mêmes Mostaganem : les autres articles



En plus des mendiants qui envahissent nos villes et qui exploitent des enfants de tout âge, voire même des nouveau-nés pour inciter les passants, qui ne peuvent rester insensibles à la vue de ces innocents, à mettre la main à la poche, est venu se greffer un autre phénomène: celui des malades mentaux errants.
Le nombre de malades mentaux qui sillonnent les artères des différentes localités de la wilaya de Mostaganem chaque jour est impressionnant. Aucune région, même les communes rurales ne sont pas épargnées par ce phénomène inquiétant qui porte atteinte à l'ordre public.L'observateur ne peut rester indifférent devant le nombre quotidiennement croissant des malades, errant dans la rue, après avoir perdu leur équilibre mental et psychologique pour une raison ou une autre. Depuis quelque temps, la population de la ville de Mostaganem constate un net accroissement de malades mentaux venus souvent d'autres wilayas. Ces malades, très souvent dangereux, en tenue indécente, en partie dénudés, agressent inconsciemment des passants souvent surpris par cette agressivité inattendue. Leur présence, même si elle ne manifeste parfois aucun signe de danger, effraye les passants qui préfèrent rebrousser chemin ou changer carrément de direction. Il est vrai que leur apparence incarne un grand danger.
Le même constat partout, c'est un spectacle des plus désolants que de voir cette frange de la société, qui demeure toujours marginalisée, livrée à elle-même, errant à longueur de journée sur les places publiques. En effet, rejeté par la société et parfois par sa propre famille, le malade mental a toujours été considéré comme atteint de troubles mentaux irrémédiables ou de folie incurable. La maladie mentale ou la dépression n'est en réalité que la traduction de la mal-vie, la misère sociale, le chômage et les déceptions qui sont souvent à l'origine de cette déchéance. Ces différents maux sociaux fragilisent l'état psychologique de l'individu, le rendant plus vulnérable et moins capable de gérer ses émotions. Ce phénomène est aussi la conséquence de la tourmente qui a fortement frappé le pays. Une grande partie de la population ayant survécu aux carnages de la décennie noire, aux intempéries ou aux tremblements de terre continue à souffrir.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)