Prévu pour abriter la totalité de le flotte de pêche du port de Mostaganem, le petit port, qui couvre plus de 7 ha de plan d'eau, devrait poser quelques problèmes d'amarrage et d'accès pour les chalutiers et les grands sardiniers de plus de 20 m.
Lancé par Bouteflika qui en avait posé la première pierre en mars 2002 en même temps que le barrage du Kramis et le MAO, le projet de port de pêche de Salamandre continue de traîner en longueur. Confié initialement à la Sotramo, le chantier n'allait connaître que déboires sur déboires, alignant les avenants et avalant les milliards, sans compter que sa construction risque de se prolonger sur au moins deux autres années. Ce sont les dernières prévisions formulées par le ministre des Travaux publics lors de sa toute récente visite du chantier. Visite qui n'est pas la première de Amar Ghoul, qui avait curieusement évité de s'y rendre lors de visites antérieures à celle de jeudi dernier.Après le départ forcé de la Sotramo, départ voulu et ordonné par le ministre suite à des retards accumulés et des défaillances criantes, le chantier ne reprendra que parcimonieusement. Une équipe croate aura même été sollicitée afin d'aider au déroctage du fond qui ne prendra que quelques mois, en raison de la haute technicité dont fera preuve cette entreprise. Mais ce ne sera qu'une courte embellie puisque le rythme retrouvera une allure indigène, sitôt les croates partis sous d'autres cieux. Annoncée comme imminente par des techniciens locaux depuis plus de deux années, la livraison de cette structure semble buter sur des contraintes insolubles. Ce n'est certainement pas la visite protocolaire ni les engagements répétés du ministre des Travaux publics qui parviendront à lever ce qui s'apparente à une malédiction.Énième rallongeFranchement, pour les riverains et les quelques pêcheurs qui y sont localisés, le rythme d'avancement des travaux ne prêtent plus à l'optimisme. Ceci, malgré la présence d'un parc d'engins de travaux de travaux publics impressionnant. Prévu pour abriter la totalité de le flotte de pêche du port de Mostaganem, le petit port, qui couvre plus de 7 ha de plan d'eau, devrait poser quelques problèmes d'amarrage et d'accès pour les chalutiers et les grands sardiniers de plus de 20 m, à en croire les professionnels. Qui, pour la plupart, rechigneront de rejoindre la nouvelle structure. Comme l'auront fait leurs collègues vis-à-vis du port de Sidi Lakhdar, dont l'envasement perpétuel pose d'énormes problèmes d'entretien.Une contrainte majeure qui avait été signalée à l'intention des responsables de l'époque par un bureau d'études français. Dont l'expertise avait expressément mis en garde contre la proximité de dunes de sable. Auprès des opérateurs ainsi que des gestionnaires du port, on continue de soutenir que l'unique alternative était de construire un 3ème bassin attenant à l'ancien port. Une étude serait parfaitement ficelée depuis des années mais, curieusement, aucun responsable central ne daignera la prendre au sérieux. Même lors de sa dernière visite, l'actuel ministre des Travaux publics y fera allusion tout en passant sous silence le fait que l'étude est de faisabilité et n'attend que l'enveloppe budgétaire.A côté, le port de pêche de Salamandre continue de servir de simple étape défouloir pour des visites protocolaires. Pourtant, à la somme de plus de 300 milliards de cts déjà engloutis, le projet vient de bénéficier d'une énième rallonge de près de 3 milliards au titre de l'année 2010. C'est au moins la preuve que l'étude initiale aura été tout simplement bâclée.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Y. A.
Source : www.elwatan.com