Le doux prénom d?Ahlem serait-il prédestiné à la violence extrême ? Après le suicide de la petite Ahlem de Mostaganem en juin 2000 pour cause d?exclusion de l?école - elle est passée à l?acte juste après la réception de son dernier bulletin -, voilà que l?on apprend un autre drame. C?est une écolière avec le même prénom (Ahlem) qui vient de se suicider en ce début d?année scolaire 2005. Elle n?aurait pas supporté le poids des sacrifices endurés par son père victime du chômage et de la cherté de la vie. Le phénomène de la violence scolaire est à redéfinir à la lumière des nouveaux facteurs générés par le libéralisme économique. L?Etat est dans l?obligation de jouer son rôle de régulateur dans la distribution des richesses afin de permettre à l?école publique d?assumer sa noble mission. Le retour à la vieille - mais ô combien utile - recette des ?uvres sociales s?impose en ces temps de disette (pour les pauvres). Il est intolérable de voir, ne serait- ce qu?un seul élève du pays, aller à l?école le ventre creux ou le cartable dégarni. Le libéralisme triomphant à la mode algérienne - comprendre capitalisme sauvage - risque de tuer dans l??uf la sève de toute réussite : le rêve. La facture nous sera un jour ou l?autre présentée. Octobre 1988 est là pour nous rappeler que le tribunal des enfants tient une comptabilité minutieuse des fautes des adultes. N?est-ce pas un lourd péché que d?empêcher les enfants de rêver ? Ou faut-il que le prénom d?Ahlem soit gommé de la liste de l?état civil des mairies ?
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. T.
Source : www.elwatan.com