Les prix des fruits et légumes étaient élevés et la viande fraîche n'était pas à la portée des moyennes bourses.Les mesures prises par les autorités publiques ont eu pour seul et unique avantage d'assurer la disponibilité des produits de large consommation. Les deux premières semaines du mois de ramadhan ont été très dures pour les ménages.
Des pères de familles, à revenus limités, devaient en perdre le sommeil à leur retour du marché. Certains, croit-on savoir, ont déjà recouru à l'emprunt pour faire face aux frais de ce mois de toutes les dépenses. En fait, les prix des fruits et légumes étaient élevés et la viande fraîche n'était pas à la portée des moyennes bourses. Les mesures prises par les autorités publiques ont eu pour seul et unique avantage d'assurer la disponibilité des produits de consommation. Et ce, malgré les quelques pénuries signalées ça et là. Sinon, la spéculation était au rendez-vous, au grand dam des petites bourses, mises à rude épreuve, malgré les garanties des pouvoirs publics.
Les prix chez les détaillants ont été pris de folie sans que l'Etat, à travers ces instruments, ne puisse réagir et faire face à l'offensive des «maîtres» des marchés. Pourtant, le ministère du Commerce ne cessait d'annoncer le recrutement de nouveaux agents de contrôle et faire la promotion de sa nouvelle politique de régulation du marché. Sauf qu'il suffit de regarder la mercuriale pour se rendre compte que les moyens de l'Etat restent insignifiants face aux barons qui tirent les ficelles et influent sur les prix. D'ailleurs, durant ces deux premières semaines, on a assisté à un scénario invraisemblable.
Les clients se plaignaient et les commerçants s'en défendaient, affirmant qu'ils ont acheté cher et leur marge bénéficiaire n'a pas changé. La première tempête est passée, les citoyens se préparent, d'ores et déjà, aux grandes dépenses de l'Aïd et de la rentrée scolaire. Certains vivent avec la crainte de se voir obliger de recourir à l'austérité dans la gestion du maigre revenu familial. Par ailleurs, faut-il relever que malgré le nombre important de familles nécessiteuses recensées et les difficultés financières rencontrées par les petites et moyennes bourses, des familles algériennes continuent à s'accrocher à la joie du ramadhan. Et pour preuve, des millions de personnes, hommes et femmes, investissent les rues et voies publiques après le f'tour, créant une ambiance qui n'existe pas durant les autres jours de l'année.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Taoui
Source : www.elwatan.com