Mostaganem - Revue de Presse

Pêche Un secteur encore à promouvoir



Le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques voit grand mais reste encore au stade des prévisions, des perspectives et stratégies à observer dans le futur. Les fruits de la restructuration du secteur de la pêche ne seront cueillis véritablement que d?ici la période allant de 2015 à 2025. C?est l?aveu même du premier responsable du département de la pêche, M. Smaïl Mimoune, à l?occasion de la rencontre hebdomadaire organisée hier au Centre international de la presse (CIP) par le ministère de la Communication, après la tenue du Conseil du gouvernement.Pour y arriver, une enveloppe de 300 milliards de dinars sera consacrée à travers un programme tracé jusqu?en 2025. Il s?agit d?abord, argue le ministre de la Pêche, de mettre en place des espaces économiques performants et viables en fonction des principes de rentabilité et de complémentarité et qui ont été définis en plusieurs zones à savoir les zones de gestion intégrée de la pêche et de l?aquaculture (GIPA) ou en zones d?activités de l?aquaculture (ZAA). Selon M. Smaïl Mimoune, trois phases sont nécessaires pour la mise en oeuvre de la politique de développement sectorielle. La première «phase de refondation et de restructuration», lancée depuis l?année 2005 et s?étalera jusqu?en 2010, s?appuie, explique le ministre, sur le programme complémentaire de soutien à la croissance (PCSC) initié par le président de la République. Durant cette période, dira le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques, l?effort sera accentué pour l?optimisation des capacités de production et celles de transformation des produits de la pêche grâce à la restructuration de la flottille et la réhabilitation et la modernisation des ports de pêche. Dans cette phase, le ministère, concernant l?aquaculture, prévoit d?abord d?identifier les différentes filières et les sites propices à même d?accueillir les projets d?investissement dans les différentes filières aquacoles. Selon le ministre, 186 sites ont été déjà identifiés à travers le pays. La deuxième «phase de réajustement des politiques sectorielles de développement» qui s?étalera de 2011 à 2015 permettra, poursuit le ministre, de procéder à des ajustements nécessaires notamment une meilleure maîtrise de la capacité de pêche nationale et des techniques de valorisation des produits halieutiques et des technologies liées au soutien à l?outil de production.Enfin, durant la troisième «phase de consécration durable des activités sectorielles» et qui s?étalera quant à elle de 2016 à 2025, les objectifs tracés seront, explique le ministre, actualisés en fonction des différentes tendances des ressources halieutiques et des niveaux de performance de la production et de ceux relatifs aux activités de soutien en ce qui concerne la pêche et l?aquaculture. Les résultats attendus en 2025 sont éloquents. M. Mimoune table sur une production de 221.000 tonnes avec l?injection d?une flottille de 1.493 unités, ce qui permettra la création de 23.661 emplois directs et 71.000 autres indirects.Le ministère prévoit également la création de six nouveaux ports de pêche de catégorie I ayant plus de 400 mètres linéaires de quais et d?appontements et un autre d?envergure nationale qui sera construit à Mostaganem ainsi que 29 plages d?échouage dont 20 seront réceptionnées au cours du programme 2005-2009. En ce qui concerne l?aquaculture, le programme de développement prévoit la réalisation de 450 projets dans les 9 filières aquacoles. Ceci, promet le ministre, permettra la création de 4.557 emplois directs et 13.671 autres indirects. La production aquacole, estime-t-il encore, augmentera de 20% d?ici l?année 2025. M. Smaïl Mimoune a indiqué que son département sera doté de deux unités de recherche. Un bateau de recherche construit par les Japonais, a-t-il souligné, sera opérationnel dès la fin de l?année prochaine. Les besoins en formation dans les différentes filières de la pêche et de l?aquaculture sont estimés, poursuit encore le ministre, à 52.400 places et qui seront pris en charge par le dispositif sectoriel de formation.A la question du «Quotidien d?Oran» de savoir pourquoi les marchés de gros dont son département a fait état depuis plusieurs années n?ont pas encore vu le jour, le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques expliquera que pour organiser le circuit de distribution il faudrait 47 halles à marée, ce qui n?est pas le cas pour le moment. Enfin, concernant le corail dont l?exploitation a été suspendue, M. Smaïl Mimoune a déclaré qu?une étude française est en train d?être réalisée pour identifier d?autres zones qui n?ont pas connu d?exploitation. Il faut savoir qu?un arrêté ministériel stipule clairement qu?une zone exploitée depuis cinq ans ne doit plus l?être durant les 15 prochaines années pour permettre au corail de se régénérer.
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