Louable initiative que celle d'une enseignante retrait'e qui a organis', vendredi 8 mars, une manifestation culturelle sur la chedda ' travers les 'poques, ' la r'sidence de l'Association de l''ducation et de la culture soufie du cheikh El-Alaoui, ' la vall'e des Jardins.
Cet 'v'nement vise la sauvegarde de la chedda comme 'tant un patrimoine culturel alg'rien et ' la faire d'couvrir, ' travers le temps, aux g'n'rations futures et de d'montrer aussi que Mostaganem a su pr'server plusieurs de ses vestiges. Ce fut donc un apr's-midi marqu'e de joie et o' a 't' organis'e la simulation d'un mariage des plus f'eriques, purement mostagan'mois o' tout 'tait admiration : la jeune mari'e, les femmes v'tues de leurs plus beaux costumes traditionnels qui se sont faites belles pour l'occasion, le groupe des meddahate et les danseuses. La c'r'monie a commenc' lorsque le groupe de musiciennes utilisant des instruments traditionnels ont entonn' d'abord un chant religieux ( Slat a'la rassoul Allah) avec l'entr'e en mati're de la mari'e v'tue de la chedda et prenant place au milieu des convives sur une jatte en bois sur laquelle 'tait d'pos' un oreiller brod', entour'e de filles d'honneur tenant des bougies. Les femmes de la famille de l''poux toutes v'tues d'une chedda 'taient l' ' l'attendre. Une des mains de la mari'e est enduite de henn' et recouverte d'un gant rose. Apr's la c'r'monie du henn', une femme d'un certain 'ge a expos' prt'sents les bijoux ( s'dak) et les cadeaux offerts par l''poux ( la dot) et autres pr'sents offerts par les proches des deux familles. La f'te a dur' tard dans la nuit jusqu'' ce que la mari'e rejoignit sa chambre nuptiale. En marge de cette c'r'monie, une exposition de photos et de peintures r'alis'es par des Fran'ais de 1850 ' 1930 sur le port des bijoux par la femme alg'rienne sur la t'te, un 'l'ment essentiel de coquetterie. Le voile ( ha'k), 'l'gance et s'duction, symbole de la pudeur et de la protection, est mis en exergue. Cette 'toffe de noblesse tient toujours une grande place dans notre soci't'. Ce qui est certain, il sublime la beaut' de la femme. Plus on cache, plus on laisse place au fantasme et ' l'imagination de l'homme. Autres objets expos's, une masse de bijoux en argent avec, en outre, des tissus et des broderies, ce qui laisse d'couvrir que depuis plus de 150 ans, le djabadol' et fremla sont toujours v'tus en pareille circonstance. L'exposition montre aussi des femmes apprenant un m'tier traditionnel comme le tissage, la broderie, la fetla et le mejboud. D'autres tableaux montrent des juives d'Alg'rie portant les m'mes costumes traditionnels que ceux des femmes de chez nous ou encore des portraits de la femme rurale dans ses activit's m'nag'res quotidiennes et enfin des fontaines d'eau ( el kaddous) o' l'on voit des femmes remplir des jarres ' la fin du XVIIIe si'cle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Bensadok
Source : www.lesoirdalgerie.com