Mostaganem

Ould Bey Abdelkader : L?idole de Mostaganem



On dit «qu?aux âmes bien nées, la valeur n?attend pas le nombre des années», surtout lorsque le destin s?en mêle d?une façon ou d?une autre. Pour le junior Ould Bey, c?est en raison de la blessure du titulaire Benmohamed, qu?il fut lancé dans le bain à El-Malah (Rio Salado) contre le club local, le SOS. Pour un coup d?essai, ce fut un coup de maître et il n?était plus question qu?il ne fasse pas partie de l?équipe fanion, surtout au poste d?arrière latéral où il s?imposa d?emblée. Une année plus tard, les clubs algériens se retirent des compétitions suite aux directives du FLN. A l?instar de nombreux jeunes footballeurs, Ould Bey traverse la Méditerranée et opte pour le club amateur d?Orange où il évoluera durant deux saisons. Il serait resté bien volontiers si son père Hadj Smaïn ne lui a pas demandé de rentrer. Pour les gens de sa génération et pour bien d?autres d?ailleurs, on vouait aux parents un respect absolu. Le jeune Kadi rentre donc au bercail et convolera en 1959 pour ne plus repartir. C?est lors du fameux critérium que le public commencera à le découvrir, en même temps que son équipe l?ESM qui, en se classant première du groupe Est Oranie, gagnera le droit d?évoluer en Nationale Une aux dépens de la PGS, du RCR, du CCS et la JSMT. La saison du premier championnat national 1964-1965 sera une bonne entame puisque l?ESM se classera huitième, derrière les intouchables CRB, ESG, NAHD, MCO, ESS, MCS et MSPB, mais devant l?USMS, l?USMB, le MOC, l?USMA, l?USMAn, le MCA et la JSM Tiaret. Hélas, au terme de la saison 1965-1966, l?ESM sera reléguée en compagnie de l?USMS, la JSMS et le MSP Batna. Ce très long exil est heureusement compensé par les deux mémorables finales de Coupe d?Algérie face à l?ES Sétif et au MC Saïda. C?est le 26 février 1963, à Oran, et sous la conduite du regretté Nekkache, que Ould Bey endossera le maillot vert pour la première fois face à la Tchécoslovaquie, finaliste de la Coupe du monde contre le Brésil sept mois auparavant. Le lendemain, et en dépit de la défaite, les journaux notaient que «des éléments comme Beddiar et Ould Bey ont montré une sérénité dans les moments difficiles qui fait d?eux des défenseurs susceptibles de rendre d?énormes services à l?équipe nationale». Il sera convoqué, à trois reprises en 1964. A Constantine, l?Algérie affrontait l?URSS de Yachine (meilleur gardien du monde à cette époque) et le capitaine Netto, auteur du seul but de la partie. Ould Bey, qui était capitaine, estime que c?est le meilleur souvenir de sa carrière. «On a fait un grand match face à un adversaire d?envergure mondiale. Malheureusement, notre keeper Zerga a voulu en rajouter et nous avons perdu». En tout cas, les commentaires du lendemain (2 novembre 1964) étaient plutôt élogieux: «Sans la vigilance de Melaksou et Ould Bey, le score aurait été plus lourd». Malheureusement, l?attaque algérienne n?a pu venir à bout de «l?araignée noire», Lev Yachine. Ould Bey connaîtra une riche année 1965 avec sept capes, participant aux Jeux africains de Brazzaville (Congo) sous la direction du trio Ibrir, Bentifour, Khabatou, jouant son dernier match en équipe nationale le 21 juillet 1965, contre Madagascar, sur une victoire. A 29 ans, Ould Bey laissa la place au Annabi Attoui Ali. Par la suite, il se consacra à sa carrière jusqu?à 35 ans, avant de devenir entraîneur. Mais Hadj Ould Bey avait trop de principes pour durer dans cette profession.

 

Deux finales ratées

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