Madani et Benhadj, «des souvenirs d’un ancien militantisme»
Ould Adda Abdelkrim, porte-parole du comité exécutif du FIS dissous à l’étranger, qui était établi en Belgique avant de rentrer durant ce mois de Ramadhan à Mostaganem, sa ville natale, a déclaré qu’il est retourné au pays «dans le cadre des principes islamiques porteurs du projet de Novembre 1954». «Ce projet nous incite, devait-il dire lors d’un point de presse tenu récemment à Mostaganem, à dialoguer avec tous les membres de la société et les autorités afin de donner un plus à la réconciliation nationale.» Concernant les deux chouyoukh, Abassi Madani et Ali Benhadj, il soulignera que «ce ne sont que des souvenirs qui nous rappellent un ancien militantisme». Il a également déclaré que «la rupture avec l’ex-FIS est consommée officiellement». «Dans ce contexte, ajoutera-t-il, nous soutenons fermement les différentes étapes de la réconciliation nationale.» M. Ould Adda lancera également un appel à tous ceux qui sont au maquis pour déposer les armes et rentrer chez eux, «surtout que, précisera-t-il, le moment s’y prête et que les autorités laissent toujours ouvertes les portes de la rahma».
Né en 1955, Ould Adda Abdelkrim est titulaire d’une licence en psychologie et d’une autre en sciences islamiques. «J’appartiens, dira-t-il, au courant de Malek Benabi (algérianisation). Dans les années 1980, j’étais également président du bureau de la wilaya de Mostaganem de l’ex-FIS et candidat au élections parlementaires. Emprisonné pendant quelque temps à Mers El-Kebir (Oran), je fus ensuite libéré. Je me suis rendu en Belgique où j’ai obtenu l’asile politique et où les autres cadres du FIS dissous et moi-même avons constitué un comité exécutif à l’étranger.»
Lakhdar Hagani
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com