
Seuls les prix, plus bas qu'aux boucheries de la ville, comptent pour ces clients dont le souci est de payer les produits, moins chers qu'aux magasins. Cependant, cet avantage risque à long terme d'avoir des répercussions sur la santé de certains consommateurs qui ne semblent pas s'embarrasser de l'hygiène.En dépit d'une interdiction formelle, l'abattage et la vente du poulet de chair en dehors des circuits légaux continuent au niveau des différentes communes de la wilaya de Mostaganem et notamment les marchés hebdomadaires. En effet, au mépris des conditions d'hygiène auxquelles est soumis ce genre d'activité et au grand mépris du consommateur, des pseudos bouchers vendent du poulet qui, depuis son abatage jusqu'à sa livraison au consommateur passe par des étapes d'hygiène qui laissent à désirer. Ainsi, au niveau des tueries, le poulet abattu est mis dans une grande bassine en plastique ou en métal contenant de l'eau bouillie qui n'est que très rarement renouvelée. Sale, elle dégage de surcroit une odeur putride et insupportable. Après cette opération, le poulet est passé dans une plumeuse parfois rouillée et pleine de plumes et de sang. Une fois plumé, il est mis dans un papier d'emballage d'aliment de volaille ou un sachet noir et remis au client non averti. Un véritable danger qu'encourt la santé du consommateur en général avec un poulet abattu dans de pareilles conditions d'hygiène aléatoires. Une virée du côté de ses tueries de volaille et plus particulièrement au Dahra est de Mostaganem peut donner un aperçu aux consommateurs férus de chair de volaille sur ce genre d'activité qui se fait au vu et au su de tout le monde. De telles tueries infectes sont devenues une spirale qui agit directement sur la qualité du produit final, le poulet étant, comme chacun le sait, une denrée très fragile, extrêmement vulnérable aux aléas du climat, à l'environnement de stockage, aux conditions de confinement dans les lieux de l'abattage (tueries), aux risques de contamination bactérienne et à divers facteurs de dégradation biologique. Sans parler du régime d'alimentation auquel sont soumis les poussins dans les couvoirs. La sécurité alimentaire est une véritable utopie dans la majorité de ces sites d'abattage connus. Il n'y a, pour s'en convaincre, qu'à visiter ces tueries infectes qui pullulent dans nos villes et villages de la wilaya. La plupart des spécialistes dans le domaine pointent ouvertement l'absence de mesures de salubrité publique et incriminent les responsables concernés notamment les bureaux d'hygiène communaux qui ferment l'?il sur toute cette anarchie.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Hagani
Source : www.reflexiondz.net