Le président de l?UDR appelle à la libération de Benchicou En réponse à une question d?El Watan qui lui demandait d?expliquer l?occultation dans son discours des problèmes auxquels sont confrontés les journalistes et correspondants de la presse indépendante, notamment suite aux récentes condamnations à des peines d?emprisonnement à l?encontre de journalistes du Matin et au rejet par la Cour d?Alger de la demande de mise en liberté conditionnelle de Benchicou, le président de l?UDR dira son souhait de voir le directeur de la publication du Matin retrouver sa famille et ses enfants. Toutefois, Amara Benyounès tiendra à s?étaler longuement sur ses relations avec nombre de journalistes avec lesquels il dira avoir partagé les mêmes valeurs, sans omettre de souligner que, malgré une activité politique soutenue, son parti déplore la censure dont il serait l?objet de la part des rédactions. « Peut-être est-ce à cause de mon soutien à Abdelaziz Bouteflika ? », suggèrera-t-il. Un soutien qu?il dit assumer pleinement en attendant un probable retour de l?ascenseur. Une opportunité qui pourrait bien intervenir dans le cas où une dissolution des assemblées élues -qu?il appelle de tous ses v?ux- était décidée. Cependant, en ce qui concerne la non-délivrance de l?agrément au Cnapest, Amara Benyounès dira sans détours que la démocratie ne peut se concevoir sans pluralisme syndical. Benyounès à la recherche de 900 000 faux moudjahidine Lors de son meeting mostaganémois du 21 avril dernier, le leader de l?UDR, le dernier-né des partis politiques algériens, Amara Benyounès, a fait part à l?assistance de ses réflexions sur le désintérêt croissant de la jeunesse algérienne envers la glorieuse Révolution de Novembre. Désintérêt que ce fils de chahid explique par le recours récurrent à l?appartenance à la famille révolutionnaire. C?est ainsi qu?il rappellera que, lors de son court mandat ministériel, il n?aurait cessé de vilipender certains demandeurs d?emploi, notamment lorsque ces derniers apposaient sans vergogne, dans la case réservée au diplôme, la mention de « fils de moudjahid » ; la seule composante sociale sur laquelle ni l?âge ni les maladies n?auront de prise, dira-t-il. Ajoutant qu?à l?indépendance, les statistiques les plus sérieuses faisaient mention d?un effectif de 60 000 combattants. Une population qui fera l?objet d?une fulgurante croissance qui aurait atteint, selon l?orateur, le chiffre incroyable de 960 000 ! Soit pas moins de 900 000 faux moudjahidine qui continuent de ponctionner le budget de l?Etat et dont les pensions pourraient atteindre -au cas où la loi sur le moudjahid et le chahid était appliquée- la bagatelle d?un milliard de dollars. Tout en stigmatisant la multiplication des associations d?enfants de moudjahidine, le conférencier se demandera pourquoi Med Abbès, le ministre des Moudjahidine, ne rend pas publique la liste des 10 000 faux moudjahidine dont il aurait reconnu l?existence. Et l?orateur d?ajouter que cela pourrait éclabousser des fonctionnaires au niveau des hautes sphères de l?Etat.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Yechkour A.
Source : www.elwatan.com