Mostaganem - A la une

MOTS POUR MAUX



MOTS POUR MAUX
Au centre-ville de Mostaganem, les vendeurs à la sauvette qui font partie du décor de plusieurs rues et places publiques, se font discrets. A cet effet, une présence policière permanente les empêche quotidiennement d'activer au niveau du centre-ville notamment au souk d'Ain Sefra. Les vendeurs à la sauvette, qui dans le passé récent étalaient leur marchandise à même le sol en tout tranquillité, en procédant à la vente à la criée pour inciter les clients à acheter, Parfois, ils sont ?'Epaulés'' par quelqu'un qui se met dans les abords pour prévenir toute arrivée inattendue des policiers. Cette année contrairement aux années précédentes, la chasse aux vendeurs à la sauvette est quasi quotidienne. En effet, depuis septembre 2012, l'Etat algérien a décidé de mettre fin au commerce informel à travers le pays. Depuis, la police joue au chat et à la souris avec les vendeurs à la sauvette dont le nombre ne fait que croître. Les policiers vont à la chasse de ces vendeurs à chaque fois qu'ils sont de retour car ces derniers ne s'en lassent jamais tant qu'ils n'ont pas une source d'argent régulière. De nombreux mécontents parmi les vendeurs à la sauvette continuent de demander une solution alternative qui leur permet de gagner leur vie et de subvenir aux besoins de leur famille. De leur côté, les commerçants traitent ces informels de parasites qui cumulent des gains considérables sans payer d'impôts. Il semble que tous les efforts fournis par les autorités pour l'éradication de ce phénomène ont donné l'impression d'être partis en fumée, du moins durant ces derniers jours. Dans le marché d'Ain Sefra, la place du Barrail, les arcades, l'avenue Khemisti, plusieurs étals de fortune étaient dressés de chaque côté. Les jeunes chômeurs s'étaient réappropriés cette rue, leur ancien fief, pour en faire de nouveau un souk. Ce phénomène et son importante propagation ont pour principale cause le chômage, bête noire des jeunes avec un niveau d'instruction moyen et sans qualifications professionnelles pour la plupart, ils sont rarement acceptés dans des entreprises privées ou publiques. Leur seule issue reste donc ces ventes à la sauvette qui semblaient être «tolérées» par les autorités communales.


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