Mostaganem, parmi les plus importantesvilles côtières du pays, dispose de deux ports de pêche et le troisième est encours de réalisation.Elle compte aussi plusieurs abris de pêcheainsi que des sites d'échouage, ses 460 embarcations tous types confonduschalutier-sardiniers ainsi que les petits métiers font vivre plus de 5.200marins. Si les responsables du secteur de la Pêche et des ressourceshalieutiques sont optimistes sur la bonne santé du secteur en démontrantchiffres à l'appui, que la production a presque doublé, ses dernières années, àMostaganem dû principalement aux nouvelles embarcations acquises dans le cadredu programme de la relance économique, les professionnels de la pêche restentquand à eux sceptiques. Dans une récente réunion tenue au port de Mostaganem,ils ont fait remarqué que les captures deviennent de moins en moins importantesprovoquant une flambée des prix du poisson sans précédent, même la sardine,d'habitude à la portée de tout le monde, a pris des ailes ces derniers tempsson prix a presque doublé frôlant les 120 DA le kg. D'après le président de laChambre de la pêche, la majorité des pêcheurs s'inquiètent de l'avenir dusecteur. D'après notre interlocuteur, du fait du non-respect des zones de pêcheet l'utilisation de plus en plus intensif des engins prohibés, la ressources'amenuise d'année en année, l'offre est de moins en moins importante» d'aprèstoujours notre interlocuteur «si rien n'est entrepris dans les plus brefsdélais la ressource halieutique deviendra de plus en plus rare, et ce dernierde préciser que la réglementation délimitant les zones de pêche est claire.Tout armateur est soumis à un cahier des charges pour pêcher dans des zonesdéterminées en fonction de la longueur du bateau et la puissance du moteur. Unbateau de 24 m et plus avec ses 500 chevaux doit pêcher au-delà de 6 millesmarins, un bateau de moins de 24 m avec une puissance moins importante devrapêcher au-delà des 3 milles marins. Une bande de sécurité lorsque la profondeurest de 50m et moins reste interdite pour tout le monde. De 3 milles jusqu'à lacôte reste des lieux de croissance et de reproduction surtout en période defrai. C'est le non-respect de ses zones de pêche qui amenuise la ressourced'année en année, nous dira le président de la Chambre. Les pêcheurs menacentde déposer le rôle d'équipage des bateaux au niveau de la station maritimeprincipale des garde-côtes si la réglementation n'est pas appliquée dans lesplus brefs délais; ces derniers demandent la délimitation des zones de pêche,l'application de la période de la fermeture de la pêche, ils demandent aussid'adopter les heures d'entrée et de sortie entre pêcheurs pour renouveler labiomasse et pour protéger les ressources halieutiques.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Djamel Ayache
Source : www.lequotidien-oran.com