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Mostaganem : les lycées en difficulté Mostaganem : les autres articles



Le directeur de l'Education de Mostaganem a tenu à rassurer les élèves et leurs parents quant à la disponibilité des places pédagogiques.
Alors que le primaire et le moyen semblent bien lotis, c'est le cycle du secondaire qui risque d'être perturbé par les transferts d'élèves. En focalisant essentiellement sur l'arrivée attendue d'une masse de nouveaux élèves ' qui s'explique par les aménagements des programmes dès l'année 2007, ce qui s'est traduit par l'arrivée sur la même ligne de deux vagues d'élèves du moyen ' qui s'élève à 10 459 alors qu'habituellement, le cycle moyen ne transfère que 6 500 à 7 000 élèves vers la 1ère AS. Cette vague, parfaitement prévisible depuis la dernière réforme, ne semble pas avoir été prise en charge par les différents partenaires, comme la DLEP et la direction de l'Education de l'époque. C'est pourquoi, à la direction de l'Education, un programme de secours vient d'être mis en application. Il prévoit, chaque fois que ça sera possible, le rattachement de classes relevant du cycle moyen ou primaire au lycée le plus proche. Ça sera, notamment, le cas à Idriss Senouci de Tigditt à qui seront affectées 6 classes relevant du CEM Ghénissa Lahcen.
À Bouguirat, c'est l'internat qui sera transformé en 4 classes. Pour les nouveaux lycéens de Sayada et Kheireddine, le chamboulement sera total puisqu'une partie des élèves de Kheireddine devra se déplacer à Sayada tandis que ceux de Sayada seront contraints de se déplacer au nouveau lycée de la cité Djebli à Mostaganem. Cet établissement, complètement excentré par rapport à la population, avait été utilisé par l'ancienne wali pour accueillir, dans des conditions insoutenables, les élèves du lycée Zerrouki. Les responsables de l'époque ayant entamé des travaux de réfection au niveau de Zerrouki durant l'année scolaire. A Mazagran, le nouveau lycée d'à peine 800 places a vite été débordé, incitant les responsables à transférer une partie du groupe scolaire voisin au profit du lycée.
La DLEP met les bouchées doubles. Ce plan de sauvetage met en exergue l'incapacité managériale des directions antérieures, notamment celles qui se sont relayées entre 2007 et 2010. Car, au moment de la réforme, cette arrivée massive et groupée de nouveaux élèves n'a pas été prise en compte dans les prévisions. Sinon comment expliquer que le lycée Mustafa Benzaza de Kharrouba continue de drainer des effectifs supérieurs à ses capacités alors que le vieux et populeux quartier de Tigditt n'a toujours pas de lycée ' Ce qui oblige les élèves à faire des déplacements onéreux, épuisants et souvent risqués.
La directrice de la DLEP explique de son côté que des efforts colossaux ont été faits afin de pallier toutes ces carences. Rien que pour le lycée de Tigditt, elle rappelle que ce dossier a été très mal négocié, l'obligeant à reprendre toute la procédure afin de le délocaliser. Elle souligne également les efforts fournis par ses services afin de mobiliser plusieurs entreprises afin de livrer, dans des délais très courts, les établissements de Tigditt, Khadra ou de Haciane.
La directrice n'omet pas de souligner l'indisponibilité des terrains d'assiette, ce qui l'aura incitée à implanter le lycée de Haciane dans un stade. Concernant la région du Dahra, elle rappelle que les indemnisations pour expropriations n'ont tout simplement pas été budgétisées. C'est le cas du terrain privé d'Ouled Maallah, d'une valeur de 4 milliards, dont elle a hérité et qu'elle vient à peine de solutionner, à la grande satisfaction des 4 frères expropriés, dont elle souligne la magnanimité. Ces derniers ne s'étant pas opposés à l'installation du chantier, malgré le litige en cours. Rencontré dans les couloirs de la DUCH, un fonctionnaire souligne que, dans d'autres wilayas où il était en exercice, les établissements du secondaire devant faire face à cette vague de lycéens ont été programmés et mis en chantier dès l'année 2009. A cette époque, la wilaya de Mostaganem entamait sa longue descente aux enfers. Jadis, fleuron de l'Education nationale pour ses résultats au baccalauréat, le lycée Zerrouki glissait inexorablement vers le bas du tableau. Ce sont les lycées du Dahra qui lui ravissent désormais cette attrayante première place.
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