Mostaganem est une ville........
Mostaganem est une ville mystique réputée par ses saints marabouts, ses savants et ses érudits dans les domaines du culte et de la théologie dont ils constituent une des particularités fantastiques propres à la région du Dahra où sont enterrés selon les croyances populaires, plus de quarante- quatre saints connus sous l'appellation « Rabâa ou rabiine (quarante quatre) chechias» ou «El Majaher».
Le quartier de Tigdit est le noyau ancien de Mostaganem, situé hors des murs de la ville. Il abrite de vieilles mosquées ainsi que des sanctuaires dont celui de Sidi Maâzouz al-Bahri, un mystique berbère du XIIe siècle25.
Le nom de "Tigdit", cité comme le premier toponyme de Mostaganem, vient du berbère et signifie « sablière », de ('igdi', 'ijdi'), nom du sable en berbère.
Le quartier de Tobbana (en turc Top Hana, "la batterie") était le quartier turc de le ville. Il est situé au nord de l'actuelle place du 1er-Novembre-1954. C'est dans ce quartier qu'était disposée la batterie qui surveillait le port.
Le quartier de Derb est l'un des plus vieux quartiers de le ville, construit sur une colline rocailleuse qui domine le ravin de l'Aïn Sefra. Le quartier est une zone de transition entre la ville moderne et l'ancestral faubourg de Tigdit.
Il renfermait toutes les institutions et autres structures de vie communautaire où vivaient en harmonie les communautés juives, arabes, turques et kouloughlis. Il abrite la synagogue et l'une des plus vieille mosquée de la cité, construite en 1340-1341 par Abu El Hassan. Le quartier a été profondément dégradé pendant la colonisation française et depuis l'indépendance du pays
Le quartier Matemore, au nord de ce quartier, se trouve la porte des Medjaher, à proximité du parc du 20-Août, construit en 1964.
Mostaganem dispose d'un patrimoine matériel riche. Certains monuments ont été restaurés et classé par le ministère de la culture algérien. Tel que la Grande Mosquée, restauré en 1998 et construite en 1340 par le Sultan Mérinide Abu al-Hasan ben Uthman, cet édifice a subi des transformations et des réparations au fil des siècles.
Et le Bordj el M’Hals (le Fort des Cigognes) construit en 1082 et restauré par les Ottomans
D'autres monuments ont été proposés au classement : l'église St-Eugène Baptiste devenue un lieu de culte musulman,
le tombeau de Sidi Abdallah Boukabrine,
le port fluvial de Quiza et l'ancienne caserne du Génie implantée dans le vieux quartier d’El Arsa .
Beaucoup de ces monuments remontent à la période ottomane : "Dar El Kaïd" transformé en musée des Arts populaires, était la résidence du représentant du bey de Mascara ; "Dar Hamid El Abd", cette demeure a été construite par Hamid el Abd, un puissant émir du beylik ottoman ; "Dar El Mufti", demeure qui a été habitée par le Muphti de Mostaganem Kara Mestapha, elle est composée de deux niveaux organisés autour d’un patio ;
es tombeaux de bey Bouchlaghem et du bey Mustapha El Ahmar et "Dar Choâra" (palais des Poètes), construit en 1732 sous les ordres du Bey Mohamed El Kébir, qui était un centre de rayonnement des poètes et des intellectuels
Selon les croyances locales, Mostagenem est protégée des calamités par sept gardiens, dont trois gardiens de la mer :
Sidi El Mejdoub au nord de la ville,
Sidi Mazouz au port et Sidi Kharchouch au sud, qui sont les protecteurs de Mostaganem par la mer
. Elle est également protégée par les quatre gardiens de la terre : Sidi Lakhdar, le gardien du Dahra, Sidi Bendhiba, le gardien des Medjahers (saints patrons de la région), Sidi Belkacem le gardien de guebala et Sidi Said, patron de la ville.
Au centre de la ville se trouve le patron de la ville Sidi Said. Il était très lié avec Sidi Abdellah. Ces deux saints étaient amis de leur vivant et se jurèrent que rien ne les séparerait, entre leurs mausolées se trouve une trouée inutilisable et sans fonction. Des entrepreneurs coloniaux auraient tenté d’édifier des immeubles entre leurs mausolées, cela s'est soldé par des écroulements tragiques. Selon les croyances locales, l'espace entre les deux mausolées permet aux saints de « se voir »
Les remparts de la ville, une muraille entoure les quartiers historiques de Tobbana, Derb, El Arsa et Matmore et une grande partie de la ville européenne.
La construction de ces remparts s'est étalée sur plusieurs périodes. Le Palais du Bey Mohammed El Kebir ou "Dar El Makhzen", construit en 1790 dans la partie basse du quartier Tobbana. "Bordj ettork" ou fort de l'est est construit au XVIe siècle sur les hauteurs du quartier Tigditt
Le noyau ancien de Mostaganem, situé hors de ses murs, correspond au quartier de Tigdit, nom parfois cité comme première dénomination de la ville. On trouve à Tigdit de vieilles mosquées ainsi que des sanctuaires dont celui de Sidi Maâzouz al-Bahri, un mystique berbère du XIIe siècle.
Après avoir occupé Oran en 1831, les Français se tournent contre d’autres villes, dont Mostaganem. Celle-ci, résiste, sous la conduite de l’Emir Abdelkader ; ce n’est qu’en juillet 1833 que le général Desmichels parvient à la prendre. En 1834, les Français autorisent l’Emir à déléguer un consul dans la ville ; la même année, ils y instituent un bey, placé sous leur commandement. Le traité de la Tafna, qui restitue des localités à L’Emir, va leur laisser Mostaganem.
La ville va connaître, au cours de l’occupation française, de nombreux changements. Le percement de rues et de boulevards, sur le modèle des villes européennes, va provoquer la disparition de nombreux vestiges et monuments des temps passés. C’est le cas du mausolée de l’un des saints les plus vénérés autrefois de Mostaganem, Sidi Saïd, dont l’édifice a été démoli lors de l’érection des piliers et marches du jardin public.
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Posté par : yasmine27