
Une rencontre a été organisée, la semaine dernière, à l'hôtel Bozour aux Sablettes, réunissant une cinquantaine d'artistes venus des quatre coins du pays pour débattre sur l'état actuel de l'artiste en Algérie.«Il y a une marée dans les affaires des hommes. Prise dans son flux, elle porte au succès», une citation de William Shakespeare que les artistes algériens semblent avoir bien assimilée. A Mostaganem, la marée s'annonce très haute, non pas du côté de la mer, mais sur terre où la ville sera, dans quelques jours, capitale du théâtre arabe durant toute une année avec un programme dense et une multitude de manifestations culturelles. Après deux jours, les participants à cette rencontre ont décidé de créer un comité national des artistes algériens. Un communiqué a été diffusé sur les réseaux sociaux dont les principaux points sont : la nécessité de faire participer les artistes ainsi que les intermittents du spectacle dans la structuration d'une stratégie d'action culturelle, la liberté et le droit dans la création et l'obligation de respecter l'éthique et la déontologie de la fonction. Le communiqué annonce, par ailleurs, qu'une autre rencontre sera prochainement planifiée pour régler les derniers détails avant la mise en marche de leur stratégie. Certains artistes ont «zappé» le rendez-vous à l'instar de Mohamed Cherchal, homme de théâtre, qui nous a confié que cette rencontre n'est que répétition de celle du 20 mai 2011 à Alger et qui n'a abouti à rien et que certains de ceux qui ont fait foiré celle-là étaient présents lors de la rencontre de Mostaganem, en ajoutant : «Je suis contre qu'on utilise les artistes pour des intérêts personnels. Certains ont été renvoyés de l'ISMAS et viennent aujourd'hui parler comme des connaisseurs». D'autres, qui ont pris part à cette rencontre, nous ont déclaré qu'ils ont compris que pour certains, le cas des artistes était le cadet de leurs soucis et que le choix de Mostaganem n'est pas sans raison car ils savent que la capitale du quatrième art va générer des projets et que c'est la période propice pour se mettre à la pêche d'un projet artistique avec un budget intéressant. En somme, ils ne sont intéressés que par l'argent surtout en cette période de crise où les projets se font rares. D'autres ont vu en cette rencontre une bonne occasion de repartir sur de bonnes bases. «Cette rencontre est bénéfique ne serait-ce que pour nous avoir réuni. Hélas, on ne se voyait qu'à l'enterrement d'un de nous», dit Sid Ahmed Kara, metteur en scène. Au lendemain de ces deux journées de débat, hier, et selon une source fiable, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, est entré en contact avec les artistes pour prévoir une réunion officielle.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Salim Skander
Source : www.elwatan.com