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En dépit de la mise en garde des services sanitaires de Mostaganem, les circoncisions traditionnelles pratiquées par des «tahars» (guérisseurs traditionnels) se poursuivent toujours, et plus particulièrement dans les zones rurales et semi-urbaines, a-t-on constaté ces derniers jours. De nombreux médecins ont tiré la sonnette d'alarme, en affirmant que cette opération ne peut être pratiquée que par un chirurgien dans une structure sanitaire réunissant toutes les conditions de sécurité pour sa réussite. Même le corps médical chargé de réaliser cet acte devrait refuser de le faire s'il ne réunit pas toutes les conditions de sécurité requises. L'acte de circoncision, à titre individuel ou dans le cadre d'une campagne collective, est soumis, ajoute-t-on, aux dispositions réglementaires en vigueur, notamment, l'instruction 06 du 5 juin 2006, relative à la prise en charge des circoncisions. Un père de famille de la région rurale de Aïn Tedles, L. Abderrahmane, fellah de son état, affirme que les prix des circoncisons pratiquées au niveau des cliniques privées sont élevés, ce qui pousse les familles nécessiteuses vers les «tahars» clandestins. Pour Ahmed Belaïli d'El Hachem, cette pratique traditionnelle est devenue une habitude, voire une culture, pour les campagnards. Malheureusement, ces circoncisions se poursuivent malgré les mesures prises par le ministère de la Santé. Pourtant chaque année à Mostaganem, les structures de santé sont assaillies d'enfants victimes de complications de circoncisions graves, notamment les hémophiles.


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