
Le déficit pluviométrique enregistré ces derniers temps dans la wilaya de Mostaganem n'a pas été sans conséquence. En effet, pour y faire face, de nombreux agriculteurs indélicats, riverains des oueds charriant les eaux usées, font usage de ce produit pollué pour irriguer leurs cultures maraîchères.Une pratique qui ne cesse de prendre de l'ampleur et plus particulièrement au Dahra-Est de Mostaganem. C'est ce que nous avons constaté de visu sur les lieux. Il suffit de faire une virée tout le long du cours de oued El Abib qui prend sa source à Sidi Ali et traverse Sidi Lakhdar, avant de se jeter dans la mer. Plusieurs petits terriens utilisent des pompes hydrauliques pour irriguer leurs cultures constituées principalement de maraîchères.Le comble, cette pratique qui nuit considérablement à la santé du consommateur est visible même à partir de la RN11, à l'est de la wilaya. D'ailleurs, de nombreux citoyens ont dénoncé cet état de fait. Pour rappel, de nombreux agriculteurs malhonnêtes ont été épinglés, il y a deux ans. Le matériel (motopompes et autres) a été saisi et les auteurs traduits en justice. Malheureusement, ce genre d'opérations n'a aucunement inversé la tendance.L'irrigation au moyen d'eaux usées non-traitées est strictement interdite au vu des dangers parfois mortels qu'elle représente. Pourtant, ces personnes ne reculent devant rien et savent pertinemment que les épidémies, comme la typhoïde, laissent des séquelles irréversibles. Les services des bureaux d'hygiène devront être sur le qui-vive afin d'éviter toute éventuelle catastrophe.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : T L
Source : www.elwatan.com