La semaine a été pénible. Tayeb Louh ne compte plus les procès ; il est revenu ces derniers jours dans une affaire avec le benjamin des Kouninef. Depuis le temps qu'on assiste à ces procès, on a largement mesuré l'ampleur des dégâts. On est passé à autre chose désormais : saisir le sens et les implications des « affaires » qu'on ne pouvait pas saisir spontanément. Par exemple à nous rendre compte que le... garde des Sceaux de l'époque est impliqué dans les histoires les plus ruineuses pour le pays. Le ministre de la Justice qui revient au banc des accusés à chaque procès emblématique de la décrépitude de l'Etat et ses institutions ! Tout un programme, tout une symbolique.La semaine a été pénible. Restons dans cette affaire du « petit » Kouninef, du prénom de Tarik Noa qui, cette fois-ci, a été se faire quelques grosses exonérations d'impôts du côté de Mostaganem, avec encore et toujours, la bénédiction de Tayeb Louh. Cet espace n'étant pas une chronique judiciaire, nous resterons dans sa vocation de libre regard. Que nous dit cette (autre) affaire Kouninef et cette (autre) implication de l'ancien garde des Sceaux, que nous ne pouvions pas... saisir spontanément ' Nous en citerons trois. La première est que les responsables de l'époque, quand ils se rappellent qu'ils ont une région d' « ancrage », c'est pour y aller faire du business avec moins de visibilité, moins de résistance potentielle et parfois plus de rentabilité ! Mostaganem n'est pas Tlemcen mais c'est toujours l'Ouest ; pour ce qu'il y a à faire, on peut étendre sa région autant qu'on veut. La deuxième est que la « région d'ancrage », telle qu'elle est perçue par le régime et ses clients économiques, n'appelle pas à l'investissement utile, au développement régional et au coup de c?ur culturel. Elle est un espace et une opportunité de rapine comme une autre. Elle est facile, elle n'est pas chère et peut rapporter gros, qui plus est. La troisième, enfin, est que les clients du système sont tellement insatiables et les choses faciles, qu'ils font feu de tous bois. On sait comment ils ont « diversifié » leurs activités, on découvre dans le cas précis comment, à l'exemple des Kouninef, ils peuvent agir collectivement » en tant qu'entreprise et se faire individuellement de... gros extras. On ne s'ennuiera décidément jamais avec ces procès.
La semaine a été pénible. Ça devient tout de même insupportable cette histoire de vaccination des personnels de l'éducation nationale, incompréhensiblement problématique. Diable, se peut-il que des enseignants et « assimilés » refusent à ce point d'aller se faire piquer ' Ils sont pourtant tenus à l'exemplarité plus que tout autre corps de métier, ils travaillent dans des lieux de rassemblement et de contact par excellence et, à Dieu ne plaise, leur contamination à grande échelle constituera une vraie catastrophe pour l'école, déjà pas très brillante sans ça ! Mais voilà, manifestement, il n'y a pas bousculade pour tendre le bras et recevoir la dosette. A tel point que le ministre de l'Education a sollicité les... syndicats pour s'impliquer dans l'affaire. Allez, camarades syndiqués, un petit effort. Un tout petit effort qui n'a aucune commune mesure avec ce que vous déployez comme énergie pour les salaires, les primes de pénibilité, les points indiciaires, la retraite et tout le reste. C'est aussi important... votre santé, ne parlons même pas de celle de l'école !
La semaine s'est terminée moins péniblement. Eh, oui, il arrive même à l'ENTV d'avoir de bonnes idées. Le preuve, elle a programmé Kahla ou Beidha dans la soirée d'hier. Un vrai moment de cinéma, le film algérien le plus émouvant, un casting de rêve et des dialogues à couper le souffle. Merci Bouguermouh.
S. L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Slimane Laouari
Source : www.lesoirdalgerie.com