Les chauffeurs de taxi ont débrayé mardi dernier et ils promettent de reconduire leur mouvement, une journée durant, la semaine prochaine. Ils disent avoir opté pour la grève afin de faire entendre leur voix à qui de droit. Nombre de problèmes sont soulevés par la corporation, mais leur préoccupation majeure demeure incontestablement la surenchère et l'envolée des tarifs qui touchent la concession des licences d'exploitation de leur gagne-pain. Les moudjahidine et les ayants droit titulaires de cette fameuse licence ne cessent d'enchérir leur concession, au point de culminer aujourd'hui à la rondelette 'taxe'' mensuelle de 18 000 DA. Un record inégalé dans aucune ville du pays, selon la déclaration des protestataires. Ainsi, nombre d'entre eux sont contraints à renoncer au métier, parfois après de longues années de services, au motif que le titulaire de la fameuse licence refuse de reconduire le contrat de sa concession afin d'en soutirer davantage de profits. Alors que maintes localités, à l'instar de Aïn Sidi Cherif, Tazgaït, Ouled Mâalah, Nekmaria ou Khadra, demeurent carrément boudées par les 'taxieurs", le transport urbain, cantonné au seul chef-lieu de la wilaya, attire quelque 80% de la flotte de taxis activant à travers la wilaya. Un engouement particulier qui se répercute immanquablement sur le 'cours" de la location des licences, surtout que leur exploitation n'est autorisée que sur le territoire de la commune d'origine de son titulaire. Une limitation territoriale qui fait du fameux document un objet de convoitise et de surenchère particulière. Profitant de la conjoncture de 'produit rare", les titulaires n'hésitent point à placer bien haut la barre pour l'accès à la concession de leur licence. Depuis plusieurs années déjà, le cap du million puis du 1,4 million de centimes/mois a été dépassé. Mieux encore, le 'taxieur" postulant doit s'acquitter de la redevance pour une durée minimale de deux ans ! La spéculation est telle que des courtiers se sont fait une 'spécialité" au service de la corporation. Et cela ne s'arrête pas là, les chauffeurs de taxi se plaignent des autres charges multiples dont on doit s'acquitter, à l'instar des impôts, mais surtout de la concurrence déloyale des resquilleurs dont le nombre a considérablement proliféré, ou même loyale que leur livre la société de taxis, dispensée de l'assujettissement à la concession des licences. La hausse au point de compromettre la rentabilité n'a pas tardé à encourager la fraude. Des 'indus" taxieurs, circulant en véhicule réglementairement peint, avec lampion indicateur et numéro apposé sur la portière, sont régulièrement épinglés par les policiers.
M. O. T.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Correspondants
Source : www.liberte-algerie.com