En été, les week-ends, avec les premiers rayons du soleil, la RN23 est prise d'assaut par les motocyclistes. Un phénomène qui n'est pas nouveau, mais qui agace de plus en plus les riverains. Ces derniers dénoncent notamment les nuisances liées aux bruits de ces engins.De la petite «Puch», «Peugeot» ou «Vogue», à petite ou grosse cylindrée empruntée comme moyen de transport, des centaines de jeunes motocyclistes en mal de critériums et de circuits éprouvent un malin plaisir à agresser les concitoyens en quête de quiétude. Un usage empreint de folie qui prend une ampleur particulière, voire spectaculaire, suscitant agacement et exaspération de nombreux usagers de la route. C'est dire à quel point le péril est grand et réel, non seulement pour le conducteur de l'engin endiablé, mais également et surtout pour le piéton et l'usager de la voie publique qui ne savent jamais d'où pourraient surgir ces dangereux bolides. Faisant fi du code de la route, les virevoltants jeunes motocyclistes s'exercent au rallye intra et inter-quartiers, intercommunal et même inter-wilayas, vient-on d'apprendre. En été, tôt le matin, on se donne rendez-vous à partir d'une localité pour arriver sur une plage déterminée. Le premier arrivé raflera la mise collectée en «délestant» ses camarades-concurrents d'une certaine somme convenue et pariée au préalable. Ils ne cessent d'être à l'origine, d'incidents et d'accidents parfois aux conséquences graves et fâcheuses. Chaque week-end, durant l'été, le long des routes nationales, et notamment les 58 km qui relient Relizane à Mostaganem, la RN23 et les cinq agglomérations qu'elle traverse, vivent au rythme du tonitruant rallye qu'organise une foule de jeunes estivants pour rallier les plages du littoral. Sans aucune crainte de réprimandes, dans le bon sens ou à contresens du flux de la circulation, n'importe qui circule n'importe où et n'importe comment ! Histoire de se faire voir, d'aller au plus vite ou d'en faire un raccourci. L'imprudence est de mise ! De par l'usage effréné, mais surtout pas à bon escient, de ce genre de véhicules, l'été est devenu infernal.
Chaque année, des centaines de «deux-roues» sont mis en fourrière. Une sanction qui semble ne plus dissuader personne, et la bataille paraît bien loin d'être gagnée.
Recrudescence de la criminalité en juin
Au cours du mois dernier, 604 affaires criminelles et délictuelles attentatoires aux personnes et aux biens ont été enregistrées à travers les Sûretés urbaines et de daïra de la wilaya de Mostaganem, a-t-on relevé dans le dernier communiqué dressé par la cellule de communication de la Sûreté de wilaya.
Des affaires solutionnées à hauteur de 88,74 %, dans lesquelles 686 personnes étaient impliquées dont 38 femmes, 57 mineurs et 21 étrangers. Parmi les inculpés, 108 présumés suspects ont été écroués à l'issue de leur présentation devant les procureurs de la République près des trois tribunaux, tandis que 115 prévenus ont fait l'objet d'une citation à comparaître devant les juges, 3 autres sont placés sous contrôle judiciaire et, enfin, 24 ont bénéficié d'un non-lieu.
Au registre de la lutte contre la toxicomanie, en sus des arrestations, les services de Sûreté ont procédé à la saisie d'une quantité de 2,954 kg de kif traité et 851 comprimés psychotropes.
A. Bensadok
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abder Bensadok
Source : www.lesoirdalgerie.com