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Les résultats sont acceptables



Les résultats sont acceptables
La 22e place décrochée par la sélection algérienne d'athlétisme d'handisport lors du dernier Championnat du monde qui vient de s'achever à Doha, au Qatar, a été différemment interprétée. La directeur technique adjoint de la Fédération algérienne d'handisport, Saïd Saâd, a tenu à donner l'avis de sa structure sur la performance algérienne.- D'abord, peut-on connaître l'appréciation de la Fédération algérienne d'handisport sur les résultats obtenus à Doha, lors du Championnat du monde d'athlétisme d'handisport 'Compte tenu des spécificités qui ont entouré cette septième édition du Championnat du monde d'athlétisme d'handisport, nous pouvons dire, sans tomber dans le piège de l'autosatisfaction, que les résultats sont acceptables. Néanmoins, quand on voit le classement en comparaison avec la sixième édition de Lyon, il est vrai qu'on a été relégués à la 22e place, mais on peut expliquer cela par des considérations techniques et organisationnelles.Il faut savoir qu'à l'édition de Doha, nous avons participé avec seulement 15 athlètes, alors qu'à Lyon on s'était présenté avec 29 athlètes en 2013. Le deuxième point, c'est qu'il y a cinq épreuves où nous avions remporté de l'or à Lyon qui n'ont pas été programmées à Doha. Le jumelage des épreuves nous a également porté préjudice.En raison du timing auquel l'IPC fait fasse, cette dernièfre était dans l'obligation de compresser des épreuves. Ce qui est bénéfique pour les organisateurs ne l'est pas forcément pour les athlètes. C'est justement notre cas. Le cas de Berrahal est édifiant. Athlète de F51, il s'est retrouvé avec des athlètes avec des handicaps moins importants, c'est-à-dire ceux des F52.En dépit du fait qu'il avait réussi à battre le record du monde de sa catégorie, il s'est vu malheureusement privé d'une médaille d'or. Tous ces points expliquent un peu ce recul au classement. On pourrait citer la Tunisie qui est venue avec un nombre réduit, mais qui a remporté 11 médailles. Des 11 médailles remportées, Walid Katila en a gagné cinq en or. Le classement est relatif. Si on avait glané les deux médailles d'or de Beka qui a remporté l'argent et celle de Berrahal, on se serait retrouvés à la douzième place.- Que devez-vous faire alors face à cette nouvelle situation 'Cela doit nous inciter à l'avenir à chercher des disciplines où nous pouvons remporter des médailles en impliquant un système de détection et d'orientation, de les mettre dans un processus d'entraînement graduel. A long terme, on pourrait gagner des médailles dans des épreuves qui sont cotées.- En 2013, il y avait 29 athlètes qui avaient pris part aux Championnat du monde d'handisport, et cette fois il n'y a eu que 15. Pourquoi 'Au niveau de la DTN, on est pour une participation qualitative. On a adopté comme principe que chaque athlète qui participe doit ramener une médaille. L'athlète doit être performant. Nous avons pris parmi l'effectif deux jeunes talents, à savoir Bouzourine et Boudjedar. Nous voulions leur donner l'opportunité de prendre part à une compétition de grande envergure pour gagner en expérience. Boudjedar a remporté une médaille, mais il a été sanctionné par la suite pour une erreur technique. Le coût de la participation qui devient de plus en plus cher a également été pris en considération dans la limitation du nombre d'athlètes.- Il y a les Jeux paralympiques de Rio de 2016 qui se profilent. Quelles sont vos attentes par rapport à cette compétition 'Depuis notre arrivée à la tête de la DTN en 2013, nous avons placé les Championnats du monde de Lyon et Doha dans la perspective globale des Jeux paralympiques. D'ores et déjà, nous avons neuf athlètes qui sont qualifiés pour ces jeux. Remporter sept médailles d'argent lors d'un Championnat du monde nous permet de penser que nous pouvons obtenir des résultats aux Jeux paralympiques.Seulement, il faudra redoubler d'efforts parce que le handisport est en train de progresser en termes de prise en charge et de méthode d'entraînement. Nos entraîneurs doivent à présent se former pour pouvoir maîtriser la technique par rapport au handicap. C'est à la Fédération également d'élever ses connaissances dans ce sens. Revenons aux Jeux paralympiques, il y a d'autres athlètes qui pourront réaliser les minimas au cours de l'année. Notre participation devra tourner entre 10 et 15 athlètes.- Comment se fait actuellement la prise en charge des athlètes 'Très honnêtement, il faut reconnaître que le ministère des Sports nous a aidés au niveau de la prise en charge. Les athlètes ont participé à des compétitions, fait un stage en Pologne, à Spala, qui est considéré comme l'un des meilleurs centres de préparation en Europe. Bien sûr, il y a des manques que nous comptons améliorer à l'avenir. Pour pouvoir nous mettre au diapason des autres, il est indispensable d'avoir notre propre centre avec les moyens d'accessibilité. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, nous a gratifié d'une assiette de terrain à Mostaganem pour y construire un centre. Nous sommes en train de relancer le projet pour notre propre centre de préparation.- Dans quelles disciplines l'Algérie va-t-elle participer aux Jeux paralympiques de Rio 'Pour l'année olympique, nous allons participer avec l'athlétisme comme fer de lance, le judo, le goal-ball et le handi-basket. Si nous remportons le Championnat d'Afrique, nous serons qualifiés pour les JO. Je voudrais ajouter quelque...- Allez-y?Je voudrais faire un clin d'?il au Comité olympique algérien, qui a donné des bourses olympiques de préparation pour nos athlètes. C'est une bonne idée que nous louons et remercions ses initiateurs ainsi que ceux du MJS. Nous félicitons également l'ambassadeur d'Algérie au Qatar.


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