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Les pêcheurs des chalutiers ne sont pas dédommagés Repos biologique des poissons



Les pêcheurs des chalutiers ne sont pas dédommagés Repos biologique des poissons
« Il serait présomptueux d'affirmer que le repos biologique des poissons, amorcé depuis le premier mai jusqu'au 31 août, serait respecté à 100% ». Ces propos sont de Chouaib Lagab, président de la chambre nationale de la pêche. Et pour cause, « nous enregistrons toujours des cas d'infractions mais ils ne sont pas très nombreux et ne sont pas propres à l'Algérie. Mais d'une façon générale, le repos biologique est respecté par plus de 90% des pêcheurs concernés », dit-il, en faisant part des efforts des chambres régionales de la pêche de sensibiliser les professionnels sur cette question. Les chalutiers côtiers cependant, rappelle-t-il, concernés par ce repos biologique, sont autorisés à poursuivre leurs activités au-delà de la zone de pêche interdite, située à environ 5 km de la côte. A condition, toutefois, d'équiper leurs bateaux de matériel qu'il faut pour pouvoir pêcher en dehors de la zone interdite. « Les chalutiers côtiers ne sont pas équipés pour pêcher au-delà de cette limite. Ils sont obligés de changer de câble, modifier le filet...tout cela prend du temps. C'est pour cette raison que des chalutiers sont amarrés », explique-t-il. A Mostaganem, en effet, d'après l'APS, une soixantaine de chalutiers ont cessé momentanément leurs activités pour respecter la période de repos biologique. « Mais ils vont reprendre leurs activités progressivement. Ils sont obligés vu qu'ils ne sont pas dédommagés durant cette période, comme c'était prévu initialement par la réglementation », signale M. Lagab. En fait, c'est sur la demande de la chambre nationale de la pêche que le dédommagement a été retiré. « Les indemnités concernent uniquement les marins pêcheurs. Ce qui était injuste. Nous avions demandé à ce que tous les marins soient dédommagés ou personne », indique-t-il. Le non-respect du repos biologique entraîne des sanctions allant de trois mois à une année de prison ainsi que des amendes oscillant entre 200.000 et un million de dinars.
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